Sweet Memories

Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 16:05

Chers amis,

La coupure des vacances scolaires a été apparemment bénéfique à mes chers confrères, tous plus productifs et professionnels les uns que les autres. Ce n'est malheureusement pas mon cas et vous m'excuserez de ne faire ma rentrée littéraire que maintenant. Pour me faire pardonner je vous propose une formule un poil modifiée des Sweet Memories : un carnet de croquis dont j'égraine les pages au fur et à me sure de la note, plus de dessins pour vous, c'est cadeau c'est la rentrée.

Et je vous propose d'attaquer sans plus attendre avec la saga Parodius. Je crois que tout le monde connaît ces petits bijoux de fun et d'humour sans queue ni tête qui pastichent allègrement les canons des shmups de l'époque et ceux de Konami en particulier.
Pour les trois du fond qui devaient dormir dans un cerceuil de glace à l'époque et qui ne savent pas de quoi je parle, je résume : Parodius c'est comme un R-type ou un Salamander mais dans ce genre d'ambiance :

 

Parodius1

 Une ambiance qui a l'époque a eu raison très vite de notre santé mentale, à mon frangin et moi. Les pingouins en folie, les bains publics peuplés de pieuvres, les sumos porcins qui vous fouettent de leur slip, les options qui vous affublent d'un mégaphone criant des insanités, les poissons difformes, la bande originale composée uniquement de morceaux classiques allègrement massacrés sauce fête foraine ... Pour les joueurs de l'époque je pense qu'il y a eu un avant et un après Parodius. Ce jeu a beaucoup fait pour les asiles de l'époque. Il a aussi fait beaucoup pour le fan service, comme peuvent en témoigner ces quelques notes :

 

Parodius2

Il n'était en effet pas rare de tomber sur de jolies pinups dénudées à la fin de certains niveaux ou bien en tant qu'élement de level design inspiré, tout comme cette plantureuse danseuse de carnaval dont il faut éviter les pas au milieu du deuxième stage.
Bref pour faire court, de l'humour mongolien, un peu de cul mais Parodius ce n'est pas que ça.

C'est aussi un excellent shoot'em up qui pioche sans cesse à travers les bonnes idées du genre de l'époque : qu'il s'agisse du vaisseau mère géant tout droit sorti d'R-Type, des cloches de Twin Bee, des Volcans de Gradius, des nappes de roche à creuser à grands coups de laser, Parodius possède un level design très varié et rend hommage aux perles de l'époque avec brio :

 

Parodius3

Compter les références présentes dans les 4 épisodes relève du défi, le shoot le plus récemment parodié étant probablement Xexex, shooter de Konami en 3D précalculée. Je me demande si la saga avait continué de nos jours, quels jeux en auraient pris pour leur grade ? Radiant Silvergun et Ikaruga? Les manics comme DodonPatchi ? Nous ne le saurons probablement jamais, la série s'étant arrêtée avec Sexy Parodius, le quatrième et dernier volet de la saga.

Même si je n'ai découvert les opus 2,3 et 4 que tardivement, graçe à l'émulation, cette série reste a jamais gravée dans mon coeur, pour les heures de délire coloré que la cartouche du premier épisode m'a procuré étant minot. Parodius et ses suites sont des petites pépites de créativité et de design qui se rejouent très facilement. J'ai désormais pour ma part une préférence pour le troisième opus, Oshaberi Parodius, en particulier pour son Twinbee à gros seins ainsi que pour son massacre chanté des Danses Polovtziennes dans le niveau 2.

                             

 

Mais chaque épisode possède son propre lot de délires graphiques, si bien que je ne saurai pas quel épisode vous conseiller. Raah le 4 est un peu plus feignant que les autres, mais bon ...

 

Parodius4

Ne me reste plus qu'à vous abandonner sur ces touches colorées. N'hésitez pas à me dire dans les commentaires si cette nouvelles version des Sweet Memories vous plaît, je vous promet de tenir compte des vos insultes avis.

La prochaine fois on causera un peu d'Hotel Dusk et de Last Window, histoire de changer un peu.

De gros bisous.

P.S : pour ceux qui suivent Fastlayne et je les en remercie, la saison 2 commence dès demain ! Soyez nombreux au rendez vous !

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 11:01

Salut à tous.

 

Je profite de l'effervéscence du moment sur le Nesblog pour y glisser un peu de promo perso. Si si on a le droit, c'est même Realmyop qui l'a dit.

 

Et maintenant une courte page de publicité :

 

Récemment, Didier Borg, le responsable éditorial de chez KSTR a ouvert son propre portail de Webtoon, sorte de comics en ligne dont les épisodes sont publiés plus ou moins régulièrement. Sur Delitoon vous trouverez donc des séries déjà éditées à découvrir ou a redécouvrir tel Rocher Rouge, les Ames Sèches etc. Cela ne côute rien et ne coûtera jamais rien, tout est financé par la pub et les divers éditeurs.

 

Il y a aussi une section "repérage" qui contient, je vous le donne en mille une série réalisée par votre serviteur.

De par son statut "repéré" sur le site, c'est une série qui est en attente de passer parmi les séries officielles. Autrement dit, plus vous aimez et plus vous êtes nombreux à suivre les épisodes, plus j'ai de chances de passer en série officielle et de me rouler dans un énorme paquet de pognon.

 

Je vous présente la série en quelques mots, elle s'appelle Fastlayne et raconte à peu près ceci :

 

Dans un futur où la terre est ravagée par les guerres, la balance démographique compte désormais 85% de femmes. Ces dernières sont organisées en clans sauvages qui se battent pour mettre la main sur le peu d’hommes encore en vie dans le but de perpétuer le cycle reproductif. Ces hommes sont pour la plupart de faible constitution et se cachent pour éviter d’être capturés.

Owaine fait partie du peu d'hommes encore en liberté sur terre. Il erre sur les routes parsemées de dangers à la recherche de compagnons d'armes. Il est seul et très vulnérable. Jusqu'à ce qu'il rencontre une mystérieuse motarde du nom de Fastlayne.

 

FastlayneHOME0.jpg

 

FastlayneHOME2.jpg

 

Il y a déjà  6 chapitres en ligne j'en publie un nouveau chaque Jeudi.

 

Ca se passe ici chez Delitoon.

 

Promis il y aura du cul et de la bagarre. Si la série vous plaît n'hésitez pas à vous y abonner (encore une fois c'est totallement gratuit), à liker, à relayer sur Facebook, à commenter, critiquer etc.

 

Je vous remercie pour votre attention et vous laisse retourner à votre qutidien. Promis la prochaine fois on cause de jeux vidéo.

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 17:01

Mesdames, Messieurs,

Lors de la dernière Sweet Memories, j'ai beaucoup râlé sur Sega, parce que dernièrement Sega c'est plus con que toi.

Cela ne m'empêche pas d'avoir baisé les pieds de cette firme durant de longues années, tant la qualité de leurs licences étaient indiscutables. Ce n'est pas Realmyop qui me dira le contraire : Streets of Rage, Sonic, Landstalker, Soleil, Shinobi ...

Oui Shinobi.

Shinobi quoi. Peut être un des meilleurs plateformers de tout les temps. Une saga avec peu d'épisodes mais surtout très peu de ratages et pratiquement que de la perle, qu'il s'agisse de Shinobi le bien nommé avec son infiltration carrée et ultra technique, Shinobi III et son inoubliable course en canasson ou encore le Shinobi Legions avec ses séquences de snuff sentaï si nanardes.

Minot j'ai aimé Shinobi. J'ai même adoré. Le chara design inspiré par les meilleurs épisodes de Liveman, le gameplay agressif, le challenge ardu, les ninjas en boîte de nuit, déguisés en bonne soeur ou en Spider Man, qui surfent dans la baie de San Fransisco ou qui font du cerf-volant, Shinobi ça m'a toujours clairement vendu du rêve.

En particulier le second opus de la Game Gear, sobrement intitulé "The Silent Fury"  et qui proposait une petite variante de game design, pas piquée des ninjutsus.

Je me revois encore allongé sur mon lit avant de me pieuter dans mes draps Denver (OUI j'ai eu des draps Denver jusque TRES tard et ça ne me pose AUCUN problème), la Gamegear prêtée pour le weekend par un pote et branchée sur secteur (y'a t'il eu d'ailleurs des gens assez riche pour y jouer avec des piles ?), passant allègrement d'un ninja à l'autre tel une Clara Morgane au beau milieu d'un gan ...  CONCERNANT LE GAMEPLAY, vous pouviez effectivement jouer avec ce bon vieux Joe Musashi, mais aussi avec ses petits copains aux couleurs de l'arc-en-ciel, chacun ayant une aptitude bien spécifique permettant de franchir des obstacles divers et variés. Dans mes souvenirs, le ninja jaune marchait sur l'eau, tandis que le ninja rose poseur de bombes pouvait s'accrocher au plafond. Le ninja vert quant à lui bénéficiait d'un double saut et d'un auto fire palliant à la relative faiblesse de ses shurikens. Bref, un petit côté Megaman, mais surtout l'impression de jouer avec l'escadron complet des Biomen, et je peux vous affirmer que pour un gamin de 10 balais, ça, ça n'a pas de prix :

 

SweetMemo-GGShinobi

 

 

En résumé d'excellents souvenirs, la découverte de l'esprit d'équipe et de la communauté homosexuelle avec ces ninjas aux couleurs du Rainbow Flag. Des thèmes musicaux qui raisonnent encore dans ma tête, une variété dans les environnements et les situations qui nous faisaient passer un très agréable moment sur la fausse-nomade de Sega, des heures à jongler avec les aptitudes des ninjas chamarrés sur ma couette-hommage au dernier dinosaure.

Et encore un doux souvenir de plus qui remonte à la surface alors que Sega annonce un reboot de la série sur 3DS. Apparemment le père Musashi y fait du surf et du cheval. Pas en même temps je vous rassure. Mais ça à l'air d'être sacrément cool.

 

Je vous embrasse.

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 22:06

Bonjour à tous,

 

Longtemps qu'on ne s'est pas vu.

Pour me faire pardonner, je vous propose un hommage, un beau, un vrai, pantagruélique, démesuré, que je destinai à la base nos amis des chez Sega en qui j'avais une certaine estime jusqu'à ces derniers mois. Puis j'ai découvert Sonic 4. Le futur portage de Guardian Heroes en HD façon filtre aquerelle sur Photoshop. Le procès intenté à la team Bombergames, pour avoir fait un fangame bien meilleur que leurs minables portages Iphounes.

 

Vous m'excuserez donc du mauvais esprit avec lequel je compte vous livrer cette Sweet Memories sur la saga Streets of Rage. Madeleine de Proust sous LSD qui malheureusement à un certain goût de merde depuis quelques semaines.

 

Back in 1991, avec mon frangin, notre occupation principale une fois rentrés de l'école était de se matter en boucle une VHS Micromania qui présentait le futur line up de la Megadrive. Je me souviendrais toujours de ces extraits montés à l'arrache sur la demie heure de bande : la Spring Yard Zone de Sonic, le générique d'intro de Phantasy Star 3. C'était le délire complet, il m'a fallu du temps avant de m'en lasser. Il y'avait aussi un extrait d'un beat'em all jusqu'alors inconnu dans lequel un blondinet en pumps et une bonnasse en mini-jupe allaient fracasser du keupon sur une bande sonore complètement démente. Du Technotronic en chiptune, quelque chose de bien fat comme ça, à me rendre fou.

 

Le noël qui suivit, le daron nous faisait la surprise de nous offrir la Megadrive alors que nous avions commandé une Nes au père Noël : trépignements surexcités en pyjamas, cris de joie façon Nintendo SixtyFoooouuuur. Et si j'ai pris une claque en découvrant l'univers de  Sega, j'ai pris une méchante gauche en découvrant le premier volet de la trilogie Streets of Rage.

 

Dieu que c'était du sérieux ce jeu là. La bande son Dance à mort, le chara design ultra efficace à base de coupes en brosse et de putes à fouet, les bastons démentielles sur un bateau ou dans un monte charge, le soleil qui se lève au fur et à mesure que l'on arpente les couloirs du QG de Mister X, la bad ending ... j'ai pris très cher à l'époque, grâce à Sega  Bombergames.

Rebelote avec le second opus : plus beau, plus gros, plus vénère. Je me souviendrai toute ma vie du chipset sonore qui crache tout ce qu'il a dès que l'on met un pain avec une Pipe dans le jeu. FOOOOOOON TCHK !!! Reeeeeaaaaah ! On encense souvent et à juste titre, le père Kojiro pour les admirables morceaux qu'il a pondu pour cette saga, mais on oublie de remercier le génie qui a bruité le jeu. La encore les scènes mémorables étaient légion : la baston de poivrot derrière le bar qui ponctue le premier niveau, le stade de baseball qui abrite un ring de catch clandestin, la plage où les boxeur thaïs se mettent à huit pour vous dérouiller la gueule, le duel contre Shiva etc. La encore Sega Bombergames était au rendez vous pour la bagarre et en ce qui me concerne le duel contre Final Fight était remporté depuis longtemps.

Si bien que j'ai été déçu par le troisième et dernier épisode : "où qu'ils sont les purs bruitages de pains dans la gueule, pourquoi y'a des robots partout ? C'est quoi ce scénar' à la con ? Et c'est quoi cette zique de merde ?

 

J'ai compris seulement des années après que j'étais trop jeune pour apprécier cet ultime opus. En effet SOR 3 c'est comme un très grand cru. Il ne s'apprécie qu'en vieillissant. Oui un peu comme un Chateau-Frontekick.

En me le saignant une paire de fois sur émulation j'ai compris pas mal de choses qui m'avaient échappé sur cartouche : la BO tabasse et même si elle est dans un autre registre, elle se situe dans la continuité de ce qu'avait tenté Kojiro dans le second épisode avec les morceaux comme Expander ou Spin on The Bridge. Il y'a de sacré pépites de Drum&Bass ou de Trance parmi les morceaux Moon, Crazy Train, Cycle 2 ou Reverse Shinobi.

Même si le scénar' reste à chier, il est clairement évolutif et place le jeu dans un univers presque cyberpunk assez fabuleusement nanard. Le dresseur de kangourous, le retour des jumelles infernales en spandex ,Ash, le temple souterrain de Yamato, le Fake Mr X, l'usine à robots... autant d'éléments qui en font un jeu difficile à apprécier mais qui au final termine la série en apothéose. Le gameplay nerveux et les sprites sublimes montrent qu'à cette époque les productions Sega Bombergames tenaient sacrément la route.

 

Aujourd'hui donc que nous reste il ? La face du beat'em all a beaucoup changé, il est de plus en plus rare de croiser des blonds en jeans et des petits noirs à roller tabasser de voyou sur de la bonne Dance.

La team Bombergames a pourtant travaillé avec acharnement durant huit années pour rendre hommage à cette série. Avec Streets of Rage Remake vous pouvez en effet vous gaver des qualités de chacun des épisodes, le tout en un seul jeu : gameplay complet, routes multiples, l'intégralité du cast, quelques nouveaux personnages bien sentis, des tonnes de bonus à débloquer, une pétée de fins possibles, un éditeur de niveau, des heures et des heures de pétage de Galsia, de fracassage d'Hakuyo sur des thèmes sublimement remixés, jamais massacrés.

Tout ça graçe à Bomberlink et son équipe.

Qui vous ont pondu ça pour pas un rond.

Et qui se font menacer par trois douchebagsdu juridique employés par une boîte désormais incapable de produire des jeux de qualité, sous prétexte que Street of Rage premier du nom ressort dans une toute nouvelle version pour téléphone de merde.

 

Arrêtez de jouer à des jeux rétros sur vos téléphones, y'a pas de pad, c'est nul. Soutenez plutôt les fangames, surtout les bons comme celui ci.

Moi je leur offre ce dessin :

 

Sorr FanartFinal

 

Oui c'est comme faire un hommage à un hommage, je vous le concède. Mais croyez moi, la team Bombergames le mérite amplement.

 

A très bientôt, pour une Sweet Memories peut être un peu moins bavarde.

Merci à ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'au bout.

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 17:13

Bonjour à tous,

De retour sur le Nesblog après un insolent délai d'absence, je vous présente donc mes plus plates excuses en guise d'introduction.

Pour me faire pardonner, je ressorti mes feutres du tiroir ainsi qu'un petit souvenir très lointain : celui de ma première rencontre avec le Jeu Vidéo, le vrai, avec un grand J et un grand V.

 

Je devais avoir 10 ans et je jouais déjà depuis deux ou trois ans sur l'Atari 520 ST de mon paternel.  Je jouais pourtant à des jeux véritablement bad trips comme Elvira, Barbarian, Menace, Flood ... des jeux aux graphismes "matures", aux scrollings poussifs voir inexistants et à la jouabilité souvent rigide et maladroite, des jeux à textes comme Le Pacte (merci Eric Chahi pour m'avoir privé de précieuses heures de sommeil à flipper dans mon lit) Zombie 2 ou l'Aigle d'Or ... J'aimais ça, du moins je le croyais.

Et puis un jour, Gildas mon pote de CE2 est arrivé triomphant dans la cour de récré : "viens goûter à la maison, mes parents mon offert la Nintendo !".

Il avait la Nintendo. Avec 3 jeux et deux manettes. Sans m'en rendre compte j'allais découvrir la signification du mot "jeu dans "jeu vidéo", j'allais être confronté à l'action non-stop et aux univers bigarrés de Megaman 2, j'allais éprouver le dynamisme du gameplay du Batman de Sunsoft, vibrer au son du groove spatial de Section Z.

Et comme vous connaissez comme votre poche les deux premiers jeux cités, je vais vous parler du souvenir impérissable que m'a laissé le dernier, un souvenir heureux quoi que teinté d'une certaine frustration.

Section Z est un shmup de chez Capcom sorti à la fin des eighties sur cette bonne vieille Nintendo Entertainment System. C'était un très bon jeu, extrêmement dur et si il reste classique dans son gameplay, il l'est nettement moins dans son game-design.En effet, vous incarnez un soldat à réacteur infiltré dans une base intergalactique (ah le charme nanar des productions japonaises de l'époque) découpée en 26 sections, la dernière étant la fameuse Section Z renfermant probablement le boss de fin à qui vous devez péter la gueule. 

Je dis bien "probablement" car ni moi, ni Gildas n'avons vu plus loin que le premier boss. Jamais, c'était impossible. Car si la trame du jeu paraît en elle même relativement convenue, l'enchaînement des fameuses sections ne se faisait pas aussi simplement. A la fin de chaque étape vous aviez le choix d'emprunter deux chemins différents qui peuvent vous emmener aux sections suivantes mais également vous ramener en arrière. Pour faire simple la Section 2 pouvait vous mener à la section 21 qui elle vous ramènait à la section 5 qui pouvait peut être vous téléporter à la section 14 pour enfin revenir à la section 1.

SweetMemo-SectionZ.jpg

C'était une véritable horreur. Et quand nous avons eu la chance d'arriver au premier boss, il nous fût impossible de l'abattre. Fallait-il un objet spécifique? Une SmartBomb surpuissante? Fallait-il emprunter un chemin spécifique où l'une des nombreuses warpzone qui parsemaient les 5 premières zones ?

Plus tard avec l'émulation et une FAQ, j'ai compris qu'il fallait simplement lui bourriner la gueule pendant plus d'un quart d'heure. Simple. Mais avant de nous en rendre compte, Gildas et moi-même étions passés sur Rescue Rangers, une autre production Capcom bien plus accessible. 

Alors je voudrais rendre hommage à Section Z. Pour m'avoir fait découvrir le scrolling, les clignotements, le funk de la 8 bits, le mécha-design inspiré made in Capcom, les Super-Missiles et la puissance des shmups de qualité.

Merci Section Z de m'avoir fait lâcher la morosité de l'Atari ST pour entrer de plein pied dans l'univers coloré des consoles. Merci Capcom. Merci Gildas. Et merci à vous.

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 15:39

Bonjour à tous,

 

Tout d'abord un petit disclaimer : la note d'aujourd'hui n'est pas vraiment dans l'esprit de noël et le label Sweet Memories n'a de "Sweet" que le nom. Veuillez par conséquent éloigner de vos écrans les enfants en bas âge et les gens qui sortent de table. Par avance merci.

 

Depuis quelques notes, j'entends RealMyop fulminer comme quoi la Megadrive n'est pas assez à l'honneur sur ce site et il a quelque part bien raison. Que de bons moments nous a procuré cette chouette bécane, à nous petits prépubères des nineties. Des productions couillues et rentre dedans qui nous faisaient penser qu'on était des hommes bien avant l'âge. Contrairement à ses petits attardés en pyjama de chez Nintendo. En effet, pendant que certains sauvaient des princesses dans un monde pastel, dégoulinant de sucre, nous nous attachions un bandeau rouge dans notre tignasse blonde pour aller fracasser des machoîres dans Bare Knuckle, atomiser de l'alien sur des basses slappées dans Thunder Force. Ce n'est pas rien de le dire, la Megadrive a fait de nous les adultes sans peur et sans reproches que nous sommes aujourd'hui.

Et parfois, cela ne s'est pas fait sans douleur. Souvenez vous par exemple de cet excellent shoot répondant aux doux nom de Gynoug.

 

Un Shmup très classique dans son gameplay mais avec une direction artistique qui  a probablement traumatisé plus d'un gamer, votre serviteur y compris. En effet, l'ange Wor y traversait 6 niveaux remplis d'immondices toutes plus  invraisemblables les unes que les autres : cadavres mutilés fondus dans des machineries improbables, monstres aquatiques au look de vagins ourlés, démons phalliques aux excroissances purulentes. Chaque créature que vous affrontiez évoquait autant le mal absolu que la descente d'organes, les boss n'étant pas en reste avec à leur tête l'incroyable immondice présente à la fin du stage 5. Après avoir parcouru une sorte de "caverne nervurée", à moins qu'il ne s'agisse d'un immense intestin ensanglanté, vous vous retrouviez nez à verge avec ce ... truc qui semble à chaque instant vous supplier d'écourter sa misérable vie :

 

Gynoug.jpgLe "Cock Boss" hante désormais l'imaginaire collectif des ex-joueurs de Megadrive. Cette console nous a définitivement fait grandir trop vite et Gynoug a sa part de responsabilité envers ce désastre. Néanmoins, il reste une oeuvre exceptionnelle, coincée quelque part entre Homère et Gigger, entre poèsie pure et provocation malsaine.

 

J'en vomirai presque de nostalgie tiens.

La prochaine fois j'essaierai de vous parler de Kirby plutôt.

 

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 17:02

Bonjour à tous,

 

Aujourd'hui un petit souvenir pas si lointain, mais avant tout une question : Vous est-il déjà arrivé de ne rien capter du début à la fin d'un jeu ? Attention hein, je parle de simples zones d'ombres scénaristiques à la Xenogears, mais bel et bien de ne rien biter dans un jeu de bout en bout.

Moi cela m'est arrivé, il y a plus d'un an. 

En pleine période rétrogame-bobo-snobinarde, j'ai voulu tester une vieille production Suda 51. Parce que oui, Goichi Suda, c'est super hype, top tendance et que je ne me suis jamais remis de la direction artistique de Killer 7, je me suis dit "allez, Flower Sun & Rain est adapté sur DS, je vais me l'envoyer aussi sec comme ça je pourrai crâner lors des discutions de geek avec mes potes."

Et bien mes enfants, j'ai été sacrément puni. Ca m'apprendra à vouloir me la donner. Pourtant tout commençait bien : une réalisation dépassée mais pas dénuée de charme, un héros paumé mais attachant, quelques catcheurs et des ficelles de scénario qui rappellent le savoureux Jour Sans Fin avec Bill Murray.

Pour info, vous incarnez Sumio Mondo "chercheur" de profession, embauché pour résoudre une affaire à l'Hotel Flower Sun & Rain, au beau milieu de l'ïle paradisiaque de Lospass. Sumio utilise sa valise/ordinateur Catherine, qu'il branche un peu n'importe où pour solutionner divers problèmes de façon arithmétique. Comprenez par ma phrase alambiquée que les seules énigmes que vous devrez résoudre, sont des énigmes chiantes à base de chiffres. Après avoir passé une nuit à l'hôtel, Sumio se réveille avec un bon café et découvre que la journée suivante est une copie conforme de la journée de la veille, journée qui se termine par l'explosion en vol d'un boeing.

Voila. Déjà rien que l'intro du jeu peut filer mal au crâne. Mais elle peut aussi exciter la plupart des amateurs de scénarios torturés et d'énigmes capilo-tractées. Mais avant que les plus farouches d'entre vous ne commettent l'irréparable, laissez moi vous dire une chose : RIEN N'A DE SENS DANS CE JEU DU DéBUT à LA FIN !!! Plus vous avancez, plus le scénario se complique, plus les énigmes sont difficiles et illogiques, plus on force votre personnage à faire des allers retours stupides à pince aux quatre coins de l'ïle, plus les personnages secondaires se foutent de votre gueule et plus ce cher Sumio Mondo sombre dans la folie. Et il en va ainsi de vous pauvre joueur, qui au bout de 15 heures de jeu, 20 chapitres et aucune idée de l'intérêt de ce jeu aboutissez à cette conclusion :

Flower-Sun-Rain.jpg

Alors okay, Suda 51, la Lucha Libre, les allusions sexuelles répétées, David Lynch, les alligators roses, les bornes éléctriques, les clônes de vous même, Takeshi Miike, les remixes techno de Debussy, le maître d'hôtel homo et les avions qui se crashent c'est sympa. Mais quand on me rend timbré j'aime bien qu'au moins à la fin on m'explique pourquoi ! Cela fait maintenant des mois que je ne dors plus, que j'essaie de comprendre.  L'île n'a jamais existé ? Mon personnage ne vivait pas la même journée à répétition mais par contres des clônes de lui vivaient une journée similaire ? Je suis un clône ? Ce blog existe-il ? Et pourquoi j'ai dépensé 40 euros dans ce jeu ?

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 16:11

Bonjour à tous,

 

Je vous livre aujourd'hui un second fragment de mémoire avec pour thème le merveilleux Link's Awakening, célèbrissime opus Gameboy de la série des Zelda.

 

Pour un bon paquet de joueurs de mon âge, ce volet des aventures de Link a été plus que marquant, tant il prend ses aises avec le reste de la saga : il se déroule ailleurs que dans le royaume d'Hyrule, introduit énormément de nouveautés dans le game design de la série (le troc d'objets, le saut, le bouclier etc.) et plonge le joueur dans une atmosphère très particulière. Une atmosphère onirique, étrange, monochrome, quelque chose de très fantaisiste et ce jusque dans la sublime bande originale composée non pas Kondo mais par Kazumi Totaka, à qui l'on doit d'autres chefs d'oeuvres comme par exemple l'OST de Super Mario Land 2.

Il me faudrait sans doute plusieurs longues notes pour vous expliquer pourquoi ce Zelda est si particulier et qu'il occupe la première place de mon classement des épisodes de la série. Je pourrai essayer de vous décrire la richesse de l'univers tenant sur une si petite cartouche, l'intelligence du level design, de la difficulté des énigmes, de l'humour omniprésent, des moments de poésie pure. Je pourrai vous parler longuement de la possibilité de chourave dans les magasins, de la quête des grenouilles d'or et des coquillages, des piliers de la tour de l'aigle, du poulet défunt à ressusciter ... mais si il y a bien un truc qui m'a profondément marqué avec ce jeu quand j'étais minot, c'est la possibilité d'avoir un rencard amoureux avec Marin.

Link's awakening

Cet instant est certes bref dans l'aventure, mais il est magique. Il s'agit peut être même d'un des moments les plus matures de la série. Link avec une nénette ! Oui bon d'accord, c'est avant tout pour se débloquer dans le jeu, qu'on sort avec Marin, mais j'ai découvert récemment qu'il y avait de nombreuses choses à faire avec elle avant d'aller réveiller le morse (!).

En témoigne cette vidéo de l'épisode DX :

 

                   
J'aurais aimé vous trouver cette vidéo en version monochrome tant le charme noir et blanc de la version Gameboy fonctionne encore et ajoute une touche de poésie nostalgique à ce moment hors du temps.
Je vais probablement me le refaire pour la énième fois. Sur ma Game Boy Light. Ca va être bien. J'ai hâte.
C'est tout pour cette fois ci. Je voudrais en profiter pour remercier ceux qui me lisent et vous dire de ne surtout pas hésiter à me communiquer vos impressions via les commentaires : encouragements, insultes, menaces de mort etc. Aussi si il y a un jeu que vouas aimeriez voir apparaître dans cette rubrique, n'hésitez pas. Je verrais si je peux satisfaire vos demandes, dans le cas où j'aie déjà joué au jeu bien évidemment.
Ah oui dernière chose : j'en profite aussi, car Realmyop est d'accord, pour vous communiquer l'adresse de mon blog perso :
link (haha)
Un peu de visite ne me fera pas de mal.
Bon weekend à tous. 
Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 15:48

Bonjour à tous,

Pour ce premier souvenir de game, je ne vais pas remonter très loin dans le temps pour vous parler d'une game qui m'a vraiment marqué à savoir Shenmue, la petite pépite de chez AM2.

Je pense que la majorité d'entre vous peuvent situer de près ou de loin ce jeu et la petite révolution qu'il a enclenché dans l'univers vidéoludique et ce malgré un scénario des plus classiques : Ryo Hazuki doit venger l'assassinat de son père et traquer son meurtrier au cours d'une très longue quête qui le mènera de Yokosuka jusqu'à Hong Kong. 

J'ai souvenir que la liberté d'action y était vraiment grandiose, en particulier sur la manière de "glander in-game", contrairement aux futurs opus de GTA ou chaque mission annexe regorge de courses poursuites et de fusillades en tout genre. Dans Shenmue ce n'est pas le cas. Oui vous pouvez entraîner vos coups de latte sur un parking abandonné ou travailler au port pour gagner un peu de talbins, mais la plupart du temps, vous vous rendrez compte très vite que vous ne foutez pas grand chose de constructif tandis que le calendrier s'effeuille. Dans le désordre vous pouvez par exemple : collectionner des figurines de Gachapon, jouer aux fléchettes, élever un chaton abandonné, causer de la pluie et du beau temps avec les vieux du coin ... le panthéon de la glande restant la possibilité de squatter la salle d'arcade du coin pour défoncer les bornes de Space Harrier et de Hang On, autres chef d'oeuvres antédiluviens estampillés Suzuki.

 

ShenmueHangOn

 

Alors oui, on a honte. Honte de laisser de côté les techniques de karaté et la chasse aux indices au profit du scoring intensif sur Outrun. Mais dieu que c'est bon. C'est même ce qui fait pour moi l'essence même de cette production : il s'agit peut être du premier jeu vidéo où ne rien foutre est élevé au rang d'art. Shenmue c'est un peu la beauté du rien au final, l'éloge de la procrastination ... bon je m'arrête ici, ça commence à ressembler à du Eric Viennot ce que je raconte.

 

A très bientôt.

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 13:20

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je suis Charlie YK et je suis moi aussi un petit nouveau sur ce blog. Je suis storyboarder de profession et je partage avec la plupart d'entre vous une passion dévorante pour le jeu vidéo, particulièrement tout ce qui touche au rétro.

Ainsi, après m'être creusé les méninges durant des plombes pour trouver un thème original à explorer sur Nesblog, je me suis rendu à l'évidence et ai décidé de faire simple : je vous parlerai, à travers mes notes, simplement de mes plus beaux souvenirs de gamer. On ne peut difficilement faire plus large comme thématique je vous l'accorde, mais cela me permettra de vous causer de tout ce qui me plaît dans la culture vidéoludique, des personnages inoubliables aux scènes les plus adorablement nanardes, le tout accompagné à chaque fois d'un petit dessin.

Bref aujourd'hui, pour clore ce post de présentation, une petite explication quant au titre de ma rubrique : Sweet Memories signifie "doux souvenirs" pour les moins anglophones d'entre vous, mais c'est aussi le nom d'un des nombreux vaisseaux à collectionner dans ce chef d'oeuvre qu'est R-Type Final. 

Sweet-Memories.jpg

 

Un opus magnifique de cette grande saga de shmup, quoiqu'un cran en dessous de l'épisode Delta. Mais nous en reparlerons, vous pouvez en être certain.

Au plaisir de vous lire et d'être lu, je vous dis à très bientôt sur ce chouette blog.

Par Charlie YK - Publié dans : Sweet Memories - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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