Chers amis,
La coupure des vacances scolaires a été apparemment bénéfique à mes chers confrères, tous plus productifs et professionnels les uns que les autres. Ce n'est malheureusement pas mon cas et vous m'excuserez de ne faire ma rentrée littéraire que maintenant. Pour me faire pardonner je vous propose une formule un poil modifiée des Sweet Memories : un carnet de croquis dont j'égraine les pages au fur et à me sure de la note, plus de dessins pour vous, c'est cadeau c'est la rentrée.
Et je vous propose d'attaquer sans plus attendre avec la saga Parodius. Je crois que tout le monde connaît ces petits bijoux de fun et d'humour sans queue ni tête qui pastichent allègrement les
canons des shmups de l'époque et ceux de Konami en particulier.
Pour les trois du fond qui devaient dormir dans un cerceuil de glace à l'époque et qui ne savent pas de quoi je parle, je résume : Parodius c'est comme un R-type ou un Salamander mais dans ce
genre d'ambiance :
Une ambiance qui a l'époque a eu raison très vite de notre santé mentale, à mon frangin et moi. Les pingouins en folie, les bains publics peuplés de pieuvres, les sumos porcins qui vous fouettent de leur slip, les options qui vous affublent d'un mégaphone criant des insanités, les poissons difformes, la bande originale composée uniquement de morceaux classiques allègrement massacrés sauce fête foraine ... Pour les joueurs de l'époque je pense qu'il y a eu un avant et un après Parodius. Ce jeu a beaucoup fait pour les asiles de l'époque. Il a aussi fait beaucoup pour le fan service, comme peuvent en témoigner ces quelques notes :
Il n'était en effet pas rare de tomber sur de jolies pinups dénudées à la fin de certains niveaux ou bien en tant qu'élement de level design inspiré, tout comme cette plantureuse danseuse de
carnaval dont il faut éviter les pas au milieu du deuxième stage.
Bref pour faire court, de l'humour mongolien, un peu de cul mais Parodius ce n'est pas que ça.
C'est aussi un excellent shoot'em up qui pioche sans cesse à travers les bonnes idées du genre de l'époque : qu'il s'agisse du vaisseau mère géant tout droit sorti d'R-Type, des cloches de Twin Bee, des Volcans de Gradius, des nappes de roche à creuser à grands coups de laser, Parodius possède un level design très varié et rend hommage aux perles de l'époque avec brio :
Compter les références présentes dans les 4 épisodes relève du défi, le shoot le plus récemment parodié étant probablement Xexex, shooter de Konami en 3D précalculée. Je me demande si la saga avait continué de nos jours, quels jeux en auraient pris pour leur grade ? Radiant Silvergun et Ikaruga? Les manics comme DodonPatchi ? Nous ne le saurons probablement jamais, la série s'étant arrêtée avec Sexy Parodius, le quatrième et dernier volet de la saga.
Même si je n'ai découvert les opus 2,3 et 4 que tardivement, graçe à l'émulation, cette série reste a jamais gravée dans mon coeur, pour les heures de délire coloré que la cartouche du premier épisode m'a procuré étant minot. Parodius et ses suites sont des petites pépites de créativité et de design qui se rejouent très facilement. J'ai désormais pour ma part une préférence pour le troisième opus, Oshaberi Parodius, en particulier pour son Twinbee à gros seins ainsi que pour son massacre chanté des Danses Polovtziennes dans le niveau 2.
Mais chaque épisode possède son propre lot de délires graphiques, si bien que je ne saurai pas quel épisode vous conseiller. Raah le 4 est un peu plus feignant que les autres, mais bon ...
Ne me reste plus qu'à vous abandonner sur ces touches colorées. N'hésitez pas à me dire dans les commentaires si cette nouvelles version des Sweet Memories vous plaît, je vous promet de tenir compte des vos insultes avis.
La prochaine fois on causera un peu d'Hotel Dusk et de Last Window, histoire de changer un peu.
De gros bisous.
P.S : pour ceux qui suivent Fastlayne et je les en remercie, la saison 2 commence dès demain ! Soyez nombreux au rendez vous !
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