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La Quadrature du Net, soutien et infos

La Quadrature du Net, soutien et infos

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L’année dernière, le JoueurDuGrenier, bien entouré, avait sorti une video pour parler d’ACTA. Ce traité promettait de mettre fin aux pratiques de contrefaçon en ligne en restreignant les pratiques de partage, par le renforcement des moyens de surveillance, de censure, et de pénalisation.

A cette occasion, il vous avait été suggéré d’agir en passant par la Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet.

Soutenons La Quadrature du Net !

Depuis, ACTA a été rejeté au Parlement Européen, mais les intérêts qui avaient construit et soutenu ce traité ne se sont pas arrêté à cette défaite, et le rôle que la Quadrature joue dans cette bataille politique reste essentiel.

Actuellement, la Quadrature du Net fait un appel aux dons.
Parce que nous utilisons internet comme un gigantesque outil de partage culturel et que ça pourrait ne pas durer, nous sommes directement concernés par le travail de cette association militante. Nous nous faisons donc le relais de cette campagne, et vous invitons par la même occasion à vous informer sur les droits et libertés en ligne :

– Vous connaissiez ACTA, mais connaissez-vous CETA ou IPRED ?
– La neutralité du net, oui, mais pourquoi au fond ?
– Je n’ai rien à cacher mais je suis curieux de savoir ce que deviennent mes données personnelles

Merci pour eux 😉

 

 

 

 
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Commentaires (31)

  1. Picasso11 mercredi - 03 / 07 / 2013 Répondre

    « Je n’ai rien à cacher (…) »
    A celui qui a écrit ça (et ceux qui lisent ce commentaire au passage), je vous invite à voir cette vidéo.
    https://www.youtube.com/watch?v=BbkbdYoffX4

    Très bon article soit dit en passant.

  2. admines mercredi - 03 / 07 / 2013 Répondre

    A noter aussi ce projet visant à proposer une réforme des droits d’auteur aux députés : http://rda.sploing.fr/
    En cours de financement sur Ulule pour impression : http://fr.ulule.com/ref-da/?utm_content=buffer331e6

  3. Oncela5eva mercredi - 03 / 07 / 2013 Répondre

    thx bros

  4. MJ Duracell mercredi - 03 / 07 / 2013 Répondre

    Un article très intéressant montre comment on peut exploiter 6 mois de métadata stocké dans un téléphone portable mélangé avec des sources libres d’accès comme des entrées Twitter, les pages de blog de l’intéressé et des sites sur le net.

    À lire ici : http://www.zeit.de/datenschutz/malte-spitz-data-retention/

    (je vous rassure, c’est en anglais!)

    • kylekylekyle samedi - 06 / 07 / 2013 Répondre

      en effet très intéressant!

      Fini les alibis

  5. Robespied mercredi - 03 / 07 / 2013 Répondre

    L’occasion d’inviter Mr Bayart pour un radio Usul exceptionelle ! 😉

  6. Mayessache jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

    Merci tout le monde !
    @Picasso11 : Le reportage a l’air passionnant !
    Et hop, Une nouvelle conf’ sous le coude !

    Mayessache

  7. devilbl00d jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

    Merci, mais comment peut on être activiste à 14 ans?… : /

    • admines jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

      commencer par s’informer, comparer et prendre du recul, c’est déjà pas mal 😉 Il sera toujours temps de passer à l’acte un peu plus tard…

  8. malex jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

    en signant des pétitions pour commencer (comme avaz), moi perso je m’arrête là

    après tu peu aussi diffusé le but des sites « activiste », mail, forum…..

  9. WilnocK jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

    Bon ok pour l’endorsment de LQDN, c’est sympas de leurs donner un coup de mains, meme si je ne suis pas certain qu’une majorite du public du Nesblog soit actuellement en mesure de faire une donnation.

    En revanche, est-ce que le Nesblog songe un peu a s’ecarter du 100% stream, pour developper une attitude un peu plus Rezo-friendly: disponibilite p2p par exemple…

    • admines jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

      La donation n’est pas le seul but de ce post, il s’agit aussi de faire connaître, que l’info circule.

      Et concernant l’utilisation du stream, c’est elle qui aujourd’hui permet la rémunération des auteurs, donc on ne s’en passera pas tout de suite.
      Mais tu as raison, ce n’est pas l’idéal.

  10. ToTo jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

    « Merci pour eux »

    Et merci à vous Nesblogeurs pour votre conscience et votre humanisme. Ce sont AUSSI ces valeurs qui font qu’on vous adore.

  11. Bob El Passo jeudi - 04 / 07 / 2013 Répondre

    J’avoue être mal à l’aise avec toute cette histoire de « partage culturel ».

    Bon bien sur on ne parle pas ici des séries, films, musiques en téléchargement, ça c’est du vol si l’ayant droit ne l’autorise pas (non ne cherchez pas d’excuse, profitez d’un produit payant sans l’acheter c’est illégale). Et faire la même chose grâce au streaming… c’est limite aussi condamnable (un peu comme boire une cannette de soda sans la payer à l’intérieur d’un supermarché, techniquement on a rien sortie du magasin sans payer mais dans les faits on est une raclure quand même).

    Mais là où ça me titille un peu c’est dans l’utilisation de morceaux de films, musique (etc…) pour la réalisation d’une œuvre sur internet. En effet prenons le Joueur du Grenier ou le 3615 Usul en exemple : En plus de leurs performances personnelles, ils utilisent des extraits de jeux vidéos, films, musiques, etc… pour en faire des vidéos (très souvent) divertissantes.

    Leurs interdire de le faire semblerait contestable tant ces œuvres nouvellement crées ne font souvent que s’inspirer des extraits utilisés pour rebondir sur le sujet de façon plus personnelle et pertinente.

    Sauf que, et c’est là mon malaise… Ils gagnent de l’argent avec leurs vidéos, ils en vivent même, pour certains.

    Et là on n’est plus dans la simple « création à partir de… » mais dans le « je gagne ma croute en utilisant… »

    Du coup mon avis à le cul entre deux chaises… d’un coté j’aimerai que les artistes que j’apprécie puissent continuer a utiliser des extraits sous licences de façon gratuites afin de continuer à me divertir mais d’un autre je me dit aussi qu’il me semblerais normal qu’ils passent à la caisse (de façon raisonnable et proportionnelle aux extraits utilisés) afin qu’il ne se fasse pas de l’argent sur le dos d’autre artistes de façon « borderline » vis à vis des lois.

    Bref le consommateur que je suis souhaiterais qu’on fasse ce que l’on veux mais l’homme que je également, suite à mon éducation et à l’expérience que j’ai du haut de mes 33 printemps me font aussi souhaiter que nos petits amis vidéaste plus amateurs du tout sorte un peu le carnet de chèque quand ils piochent dans le magasin géant de matières premières qu’est internet…

    Ou alors que tout leurs soit gratuit à condition qu’ils ne gagnent pas 1 centimes grâce à leurs vidéos…

    • Jean Hubert vendredi - 05 / 07 / 2013 Répondre

      Il faudrait déjà commencer par arrêter d’utiliser ce mot ridicule et faux de « vol » (Action de s’emparer frauduleusement de ce qui appartient matériellement à autrui) et se contenter de copie illégale ça serait un bon début. Le streaming évidemment que c’est hypocrite c’est simplement parce que ça passe pour plus légal. Arrêter aussi d’utiliser des mots comme « raclure » et de faire encore une fois des analogies totalement fausses comme le coup de la cannette où très clairement on subtilise quelque-chose.
      Les excuses et les bonnes raisons de ne pas payer il y en a des tonnes, mais bref on va pas trop rentrer dans l’éternel dialogue de sourd car je crois que personne n’a jamais convaincu personne sur cette question…

      Sur les histoires de droits, pour les mecs qui font des vidéos c’est un peu plus intéressant; dans le cas d’un mec comme usul c’est évident qu’il utilise juste des extraits qui illustrent un propos, une création, de même que si on écrit un article on va pas payer des droits dès qu’on fait une citation ou qu’on met une marque etc.

      Par contre Speed Game m’a toujours mis bien plus mal à l’aise à ce niveau car s’ils ne rémunèrent pas les taseurs ou speedrunneurs, ce sont vraiment des enfoirés je trouve: ils sont très exactement dans une position de commentateurs sportifs et à ce titre, que le commentateur prenne les thunes mais pas le « sportif » me semble éthiquement très très moyen voire franchement dégueulasse. J’ai bon espoir qu’ils donnent des sous aux mecs qui viennent en live mais je suis quand même bien plus sceptique quand ce n’est pas le cas, et là en effet j’ai du mal à voir comment ils peuvent justifier ça honnêtement, mais bon, chacun sa merde après tout…

      • Oncela5eva vendredi - 05 / 07 / 2013 Répondre

        « je crois que personne n’a jamais convaincu personne sur cette question »

        Beh, moi, j’ai été convaincu. Et toi aussi, j’ai l’impression, non ?
        Et tu sais quoi ? Y a même des types qui ont réussi à me convaincre qu’on pouvait convaincre d’autres personnes sur cette question !

        Alors si j’arrive à t’en convaincre à mon tour, tu m’auras convaincu que je peux convaincre quelqu’un qu’on peut convaincre quelqu’un sur cette question. Et rien que pour le bordel logique, ce serait cool, donc deviens convaincu stp !

    • Oncela5eva vendredi - 05 / 07 / 2013 Répondre

      tl;dr: interdire le libre échange de la culture, c’est du vol – à ce qu’on peut en conclure de la lecture d’études réalisées par un paquet d’universités, de gouvernements et même de la Hadopi, consultables, justement, sur le wiki de La Quadrature du Net : https://www.laquadrature.net/wiki/Etudes_sur_le_partage_de_fichiers

      Et maintenant, le super long commentaire !
      Merci Bob de lancer un débat aussi intéressant 🙂

      Tu commences avec une position très claire (et c’est tant mieux) : « Bon bien sur on ne parle pas ici des séries, films, musiques en téléchargement, ça c’est du vol si l’ayant droit ne l’autorise pas ».

      Avant de continuer plus loin, il faut bien sûr répondre à ta mise en garde « non ne cherchez pas d’excuse, profitez d’un produit payant sans l’acheter c’est illégale ». Sans chipoter dans le détail, tu as raison : la culture ne peut globalement pas être librement partagée en France. Par contre, je ne comprends pas pourquoi tu considères qu’il faudrait se satisfaire de cette situation, ou s’interdire d’en débattre. Si nos lois ne sont pas celles qui profitent le mieux à notre société (au public comme aux artistes), il me semble évident qu’il faille proposer de les changer. Donc le débat mérite de se faire, ne serait-ce que pour s’assurer que nous ne pourrions pas avoir de meilleures lois que celles actuelles. Et je crois que c’est le but de cette association – de mener ce débat.

      Je reviens donc à ton propos initial, que je me permet de simplifier : « le téléchargement, c’est du vol ». Là, par contre, ce serait faux. Le vol est un concept très précis et distinct de la contrefaçon – qui est l’infraction que peut, en effet, caractériser le téléchargement. Ces deux infractions sont d’abord différentes d’un point de vue juridique (et c’est pas le plus intéressant ici) et, surtout, d’un point de vue historique et moral.
      Alors que le vol implique la privation d’un bien pour sa victime, et a toujours était condamné entant que tel par la plupart des civilisations – et depuis un bon moment, je pense -, la contrefaçon, elle, ne repose pas sur le fait qu’une personne soit dépossédée d’une chose mais sur l’idée qu’elle puisse perde une chance de réaliser un certain profit. Et, ça, c’est beaucoup plus complexe à mesurer, parce qu’il faut d’abord établir si la chance perdue était bien réelle, puis la calculer, d’une part, et, ensuite, s’assurer que l’événement qui l’ait fait perdre ne constitue pas lui-même une nouvelle chance. Une chance de réaliser un profit plus important, éventuellement.

      Et c’est parce qu’il est bien plus incertain que ses conséquences soient négatives que ne le sont celles du vol que la contrefaçon n’est sanctionnée que depuis très récemment (depuis la Révolution, puis la révolution industrielle), en réponse à un contexte économique très précis et délimité dans l’évolution de notre société. Nous nous en sommes passé durant la plus grande partie de notre Histoire, nous en avons eu besoin dans un certain contexte, pour répondre à des besoins particuliers, et il semble alors que nous n’en ayons plus besoin si ce contexte a changé et si ces besoins ont été remplacés par d’autres.

      Ce contexte a-t-il donc changé ? Est-ce-que, « dans les faits on est une raclure » si on télécharge, ou est-ce-qu’en téléchargeant des oeuvres sans l’autorisation de leur auteur on ne leur donne pas une nouvelle chance qui leur est plus profitable que celle qu’on leur ferait perdre ? Il s’agit donc de mesurer à quel point la révolution que constitue Internet quant au rapport des oeuvres avec leur public a modifié le contexte qui rendaient efficaces et pertinents les droits de propriété intellectuel tels qu’ils sont encore aujourd’hui.

      Pour ça, on ne peut pas faire autrement que de s’en remettre à l’objectivité de chercheurs dont de telles études sont la profession.
      La Quadrature du Net a justement réuni un grand nombre de ces études sur son wiki https://www.laquadrature.net/wiki/Etudes_sur_le_partage_de_fichiers

      Tu y verras que nombreux gouvernements et universités ont déduit que le partage libre de la culture bénéficie aux artistes. Tu y liras aussi que la Hadopi elle-même a conclu, au terme de ses études, que les internautes qui « téléchargent illégalement » sont également ceux qui dépensent le plus pour des biens culturels. J’imagine que c’est un peu déconcertant comme conclusion si tu n’as hélas jamais eu l’occasion de l’entendre plus tôt, et je t’invites à lire les documents présents sur cette page de wiki pour comprendre par toi-même les phénomènes à l’origine de cette situation.

      Il apparaît alors que les personnes qui nuisent réellement au développement de la création et de la culture, en luttant pour que leur partage libre reste interdit, sont ceux qui prétendent faire le contraire – les entreprises finançant la culture. C’est surement encore plus étrange comme constat, et je ne peux évidemment pas dire quelle part de mauvaise foi il y a dans leur discours. Toujours est-il que les grandes entreprises de la musique, qu’on entend en premier lieu sur ces sujets, vendent de plus en plus de musique (les pertes de ventes de CD étant largement compensées via d’autres canaux).

      Ce que je constate, en face, c’est que le financement participatif se développe à une vitesse impressionnante, pour une part certainement importante due au partage de la culture que facilite tant Internet, donnant aux artistes un moyen d’être enfin directement au contact de leur public, sans passer par un nombre incalculable d’intermédiaires. Et ce que j’en conclu, c’est que les perdants de cette révolution que constituent ces nouveaux modes de financement sont justement ces intermédiaires-ci, ceux-là mêmes qui s’opposent au libre échange de la culture.

      Qu’on se le dise, libérer le partage de la culture fera des chômeurs, c’est certain. Mais ce ne seront pas des artistes ou autres techniciens de la culture. Non, eux, il y en aura de plus en plus, et mieux payés – à leur juste valeur, c’est à dire à ce que leur donnera directement leur public qui, contrairement aux actuels intermédiaires, ne donnent pas leur argent pour en espérer un retour économique mais par amour sincère pour l’artiste qu’ils soutiennent.

      Les choses ne seront pas si simples et si roses, c’est sûr, car on trouvera toujours de nouveaux intermédiaires qui ne seront là que pour profiter d’un nouveau modèle économique. Mais ils seront beaucoup moins nombreux à capter des ressources qui ne profitent pas à la création, car c’est ce en quoi Internet est une révolution : il réduit considérablement les intermédiaires jusqu’alors nécessaire aux membres de notre société pour communiquer entre eux – qu’ils s’agissent d’artistes et de passionnés, d’habitants de pays divers, de personnes d’origines sociales différentes ou simplement de citoyens.

      Et c’est donc ma conclusion : si un monde à peine meilleur est possible, si la culture peut fleurir encore un peu davantage, n’attendons pas que nos dirigeants nous y mènent. Nous sommes assez nombreux et nous pouvons enfin débattre assez directement, entre citoyens, pour mener ces changements par nous-même. Nous sommes les détenteurs du pouvoir politique ; il est à nos pieds, attendant qu’on le ramasse. Faisons-en ce que nos débats auront conclu qu’il doit en être fait. C’est à dire, si j’ai réussi à te convaincre, libérons la culture 🙂

      Enfin, en ce qui concerne la réutilisation d’oeuvres à but lucratif, tel qu’en font nos amis chroniqueurs, il s’agit d’un débat qu’il faut évidement bien distinguer de celui de l’échange à but non marchand que j’ai abordé durant ce très très long commentaire. Et je suis encore loin d’avoir un avis construit sur cette seconde question et ne permettrai donc pas, dans le doute, d’adopter une position contraire à la tienne.

      Bisous

  12. Georges vendredi - 05 / 07 / 2013 Répondre

    Si je peux me Fermettre, un peu de Benzai …
    http://www.youtube.com/watch?v=bEUuiPonEU4

  13. Bob El Passo samedi - 06 / 07 / 2013 Répondre

    @Jean Hubert
    Oui, le mot « raclure » était un peu osé… Il a surtout « aimanté » le regarde sur lui quitte à faire perdre un peu de vu le reste du message. C’était donc une mauvaise idée de l’employer (tout comme c’était dommage de ce focaliser dessus aussi, si on veux pinailler).

    Et oui le terme « vol » n’est pas approprié si l’on prend en compte sa définition littérale… mais dans « l’esprit », c’est une sorte de vol… disons que c’est plus rapide de le dire comme ça que de broder avec les mots histoire de faire comprendre que c’est pas bien mais que techniquement parlant c’est pas tout à fait un vol mais qu’en fait ça lèse l’ayant droit qui blablabla…. Bref on dit que c’est du vol et basta…

    @Oncela5eva :
    Merci de votre réponse forte intéressante et détaillée !

    Bon bien sûr je regrette que la partie la plus important de mon message ne soit abordée que furtivement en fin de commentaire mais au moins la première partie compensait cette déception… Oui car concrètement mon introduction avait plus pour but de dire « m’emmerdez pas avec le téléchargement, mon sujet et tout autre », tant pis pour moi, j’aurais du m’en abstenir, ça n’a pas eu l’effet escompté 🙂

    Toutefois votre message n’aura pas été inutile car quelque part ça m’a permis d’affiner ma vision des choses.

    Déjà, il me semble évident qu’une bonne partie du débat et faussé par le conflit d’intérêt. Que les raisons soit bonnes ou mauvaise, chaque partie cherche à obtenir le plus d’avantages possibles.

    Et c’est là où le terme « culture » a bon dos. En effet la musique, films, livres (etc…) sont catalogués « culture » mais sont avant tout un produit dans notre monde actuel. Ca se vend, ça s’achète, ça se loue blablabla. D’un coté on a des gens qui en vive, de l’autre on a des gens qui les veulent.

    Le premier camp va tout faire pour faire raquer le deuxième qui lui-même va tout faire pour filouter et obtenir les « produits » en payant moins cher (ou pas du tout, si possible).

    Pour infos je sais de quoi je parle, je suis commerçant, j’ai donc affaire toute la journée à des clients qui n’ont qu’une idée en tête : payer moins cher, avec une ristourne et en ayant des cadeaux.

    Et je suis photographe alors si on suit la logique des internautes (la culture appartient à tout le monde) bientôt mes clients vont me demander de faire leurs photos gratuitement car concrètement ce sont leurs photos, leurs vies, leurs mémoires que je produis et ce n’est donc pas normal que je leurs demandes de l’argent pour quelques choses qui, en fin de compte, leurs appartient déjà (ou devrait leurs appartenir, comme la culture, en somme…)

    Bon, et ou je désire en venir avec tout ça ?
    Et bien au fait que votre message m’a fait remarquer que finalement les gens ne « volent » pas parce qu’ils le peuvent et s’estiment de bonne foi. Non, ils enfreignent plus ou moins des lois inadaptées aux problèmes et pour se dédouaner d’être « bordeline » avec ces lois contestables, tentent ni plus ni moins que de les changer afin de pouvoir le faire plus facilement.

    En gros ca fait de mal à personne, c’est même bénéfique dans certains cas alors faites que ça deviennent officiellement autorisé qu’on en parle plus… en plus on est nombreux donc on a forcément raison.

    Sauf que y’a quand même un souci. Les artistes eux, qu’en pensent-ils de tout ça ?
    Et bien ils aimeraient avec le contrôle de leurs œuvres.

    Alors prenons un jeune artiste musical qui débarque.
    Internet, si l’artiste est prometteur, va lui permettre de se faire connaître rapidement et sans trop de frais. Il va donc être super open à l’idée de partager sa musique.

    Là s’arrête le monde idéal des pro « Culture pour tout le monde ». Dommage car l’histoire elle, ne s’arrête pas là.

    Car l’artiste va se mettre à vendre des disques et à passer à la télé/radio. Et puis il n’aura plus besoin d’internet pour se faire connaître ou alors juste comme ça pour un coup de promo bien senti.
    Mais soyez sûr que ce jeune artiste issu d’internet va très rapidement voir d’un mauvais œil de se faire télécharger à outrance sur la toile.

    Oh bien sur pour donner le change il va de temps en temps faire des vidéos spéciales sur le net, proposer des trucs inédits dessus histoire de faire genre « back to the roots », je sais d’où je viens et tout le bordel… mais en gros il va tout faire pour que son catalogue musical ne soit pas disponible gratuitement sur la toile parce qu’il est pas con, qu’il a besoin de manger ou qu’il a besoin d’une piscine plus grande.

    Bref c’est aux artistes de choisir, ce n’est pas à l’état et encore moins aux consommateurs de le faire.
    Certes il faut changer les lois mais pas pour favoriser ce qui nous intéresse mais pour faire en sorte que ces lois soit adaptées aux sujets qui les concernent et soit juste envers toutes les parties.

    Mais bon tout ça à la base ça reste un autre débat, moi je voulais parler du fait de gagner ça croûte en utilisant des extraits sous licence sans les payer, ça me paraissait plus intéressant et originale sachant que nos amis de NESBLOG sont en partie concernés par ce sujet.

    • edlesss jeudi - 11 / 07 / 2013 Répondre

      Donc tu es photographe et si jamais quelqu’un utilise tes photos (de mariage peut être pour l’exemple) et les mets sur facebook après les avoir payé, dans l’idée tu aimerais qu’on leur intente un procès?

      Après tout, tous ceux qui regardent ces photos n’ont pas payé et si ils veulent les voir, qu’ils les achètes.

      Il m’est d’avis que le monde et le marché évoluent, que le seul moyen à une époque d’avoir une image picturale chez soi était à une époque de payer un peintre pour qu’il la peigne sur un de nos murs dédiés. Aujourd’hui, technologie oblige, je peux avoir un poster de la joconde ou imprimer une photo de la joconde pour la mettre sur mon frigo sans passer par un tiers ni payer la fondation de vinci ou autre.

      Dependemment de nos positions on peut vouloir interdire la reproduction d’un design (apple vs samsung).
      Si tout le monde était comme ça, Andy Warhol aurait sûrement été en procès contre la compagnie qui produisait des soupes. Après tout, n’a pas accouché d’un design original et a volé celui de la boite de soupe.
      Si l’on m’oppose qu’il y a une différence entre la soupe et la vente de poster car le but est différent, je dirai que le but est aussi différent entre une oeuvre filmique et une critique utilisant des images de cette oeuvre. Il n’y a pas de vol.

      La société a évolué de nos jours et ce qu’il faut savoir c’est que les compagnies (les intelligentes) prennent en compte le fait que l’on fera circuler leur oeuvre d’une façon ou d’une autre, ça augmente aussi leurs bénéfices.
      Et si elles restent sur un système archaïque alors elles mourront… mais c’est le business. Dès fois on ne peut pas lutter, comme pour la photo numérique vs l’argentique. C’était le même débat, on a tué une industrie car elle a été remplacée par une autre voilà tout, dans notre capitalisme, seul les mouvements de comportement massif parlent.

  14. Jean Hubert samedi - 06 / 07 / 2013 Répondre

    Je pense que tu vas très vite quand tu te permets de parler au nom des artistes; j’ai bossé plusieurs années dans le cinéma indépendant et j’y ai croisé tous les avis possibles. De même, pour avoir fait énormément de concerts underground pendant quelques années, téléchargé illégalement beaucoup de musique, acheté beaucoup d’albums, les artistes de ce milieu savent bien qu’ils ne deviendront jamais populaires, ils savent qu’ils font de la musique pour quelques passionnés qui quasiment tous téléchargent illégalement les albums pour les découvrir et quasiment tous l’achèteront s’ils l’apprécient; les mecs se font un peu de thunes avec les concerts ainsi qu’avec les ventes d’albums, que ce soient les musiciens, les organisateurs de concerts, les gérants de labels tous téléchargent et découvrent de nouveaux trucs en étant officiellement dans l’illégalité.

    Les passionnés ont une éthique, ils ne vont pas faire les crevards à ne pas payer ce qu’ils aiment, mais tu peux être sûr que si tu leur enlèves le téléchargement illégal, ce à quoi ils auront accès, qu’ils pourront découvrir se rétrécira drastiquement et moi j’ai pas envie de ça, je n’y vois aucun bon côté. Je suis persuadé que sans le téléchargement illégal j’aurais moins acheté de musique et j’en connaîtrai beaucoup moins; pour le cinéma ça n’aurait presque rien changé car je n’ai quasiment jamais téléchargé de films.

    Pour ce qui est de la culture plus mainstream, j’ai pas vraiment l’impression que les réal/acteurs/ chanteurs/etc connus soient devenus smicards, à partir de là, je vois pas le problème, et je dois avouer qu’au fond je n’en ai pas grand-chose à cirer que pour avoir pondu une merde quelconque ils ne gagnent plus que 100 mille euros au lieu d’un million, à cause des fans de sous culture qui ne paient pas… J’ai pas vraiment l’impression que depuis internet il y ait pénurie de pognon pour produire des navrants blockbusters ou lady gaga et cie, donc rassure-toi.

    Après y a l’aspect légal et les problèmes de propriété intellectuelle, qui fait qu’au fond la meilleure solution c’est peut-être de rester de l’hypocrisie où officiellement tu peux pas télécharger légalement mais officieusement t’as le droit. Encore que c’est vrai il y a les creative commons qui convient bien à ce genre de cas, mais il est évident que l’artiste doit avoir un droit de regard sur l’utilisation qui est faite de son œuvre par les tiers et si c’est une utilisation commerciale; si je fais une chanson j’ai pas envie qu’elle soit utilisée dans une pub, simplement parce qu’elle est libre de droit…

  15. Ecervele samedi - 06 / 07 / 2013 Répondre

    Merci, de toutes ces adresses, quant au débat, je l’ai lu en parti, c’est intéressant.

    Le problème fondamental, c’est que c’est nouveau et qu’il faut du temps pour s’adapter à la nouveauté.

    Et ce peut être TRÉS long, voir ne jamais arriver…

  16. Rygel mercredi - 10 / 07 / 2013 Répondre

    Pour étayer le débat, l’avis d’un développeur de jeux indé (jeu que je vous encourage d’ailleurs à acquérir, c’est un tower defense très frais et nerveux).
    Leur blog est aussi sympa à lire dans son ensemble car ils expliquent beaucoup de choses sur leurs choix, leurs difficultés (se passer du/des fameux intermédiaire(s) par exemple) et tout bonnement leur passion.

    http://lightmare-studio.com/fr/le-piratage-un-ennemi-imaginaire/

    Et je vous copie/colle la conclusion de l’article :
    « Trop long, pas lu ? En résumé :

    Les dommages du piratage sur les ventes ne peuvent pas être quantifiés car il faudrait savoir si chaque pirate aurait acheté le jeu s’il n’avait pas pu le pirater, et donc lire dans les pensées des gens.

    Si l’anonymat fait en revanche des dommages bien réels aux développeurs, alors ceux-ci doivent le combattre avant (au lieu ?) de combattre le piratage.

    De fait, les pirates ne sont pas forcément les ennemis des développeurs. Ils peuvent contribuer à la publicité du jeu et même en tant qu’acheteurs, ils ne sont pas « définitivement perdus ». C’est pourquoi Lightmare Studio ne pratique pas la chasse aux sorcières sur les sites de torrents.

    Les DRM risquent d’ennuyer les acheteurs, moins probablement les pirates qui les contourneront sans scrupule, et c’est la raison pour laquelle « Beware Planet Earth! » ne s’en encombre pas. »

  17. Rygel mercredi - 10 / 07 / 2013 Répondre

    ah et puis j’aimerais bien moi aussi avoir un retour du nesblog sur la question soulevée par Jean HUBERT et pour le moment restée sans réponse :
    « Par contre Speed Game m’a toujours mis bien plus mal à l’aise à ce niveau car s’ils ne rémunèrent pas les taseurs ou speedrunneurs, ce sont vraiment des enfoirés je trouve: ils sont très exactement dans une position de commentateurs sportifs et à ce titre, que le commentateur prenne les thunes mais pas le « sportif » me semble éthiquement très très moyen voire franchement dégueulasse. J’ai bon espoir qu’ils donnent des sous aux mecs qui viennent en live mais je suis quand même bien plus sceptique quand ce n’est pas le cas, et là en effet j’ai du mal à voir comment ils peuvent justifier ça honnêtement, mais bon, chacun sa merde après tout… »

    • admines jeudi - 11 / 07 / 2013 Répondre

      Question légitime, qui mérite donc réponse.
      Dans le cas précis de SpeedGame, on est dans une situation où la rémunération acquise via la régie publicitaire de jeuxvideo.com suffit tout juste à compenser les frais de production de l’émission
      (rémunérations comprises).
      Il n’y a donc pas la marge nécessaire pour une rémunération des intervenants extérieurs, aussi compétents soient-ils.
      Malgré tout, ça paraît évident mais ça ne l’est pas toujours, chaque invité de l’émission est défrayé, nourri et logé dans la joie et la bonne humeur.

      Plus généralement, il faut bien comprendre que la production de vidéo chez NesBlog, c’est avant tout un ensemble d’intervenants (qui ne passent pas tous à l’écran), qui donnent plus ou moins de leur temps, et ne demandent pas systématiquement de contrepartie financière.
      Ceux qui obtiennent rémunération sont ceux qui y passent le plus de temps, et passent donc à un taux d’implication qui nécessite de pouvoir vivre de cette activité.
      Ce n’est sûrement pas la situation idéale. Mais on y travaille.

      • Rygel vendredi - 12 / 07 / 2013 Répondre

        Merci d’avoir répondu.
        Votre démarche globale est intéressante et j’espère que vous trouverez un équilibre satisfaisant rapidement.

        • Clapoti dimanche - 11 / 05 / 2014 Répondre

          Merci d’avoir répondu à cette question, car je me la suis posé également. J’ai toujours trouvé ça étonnant, voire un peu dégueulasse pour les runners qui effectivement réalisent l’exploit.
          Malgré tout je ne veux pas non plus d’une situation où les runners sont justes des professionnels du JV qui runnent pour en vivre. La passion est un des ingrédients qui fait le charme de cette communauté. Que Nesblog en vive est super pour eux, mais dans beaucoup de situation c’est lorsque la passion devient un travail que les choses déraillent, ou que les gens se lassent.
          L’arrivée de la WebTV de JV.com ne font que renforcer ces interrogations et cette peur que tout cela devienne trop grand, trop gros, trop vite, et pour le coup que le rapport à l’argent vienne perturber cette ambiance un peu « bricolage » de ce milieu.
          L’argent redistribué par Youtube/Twitch, etc… a modifié déjà pas mal de choses si l’on regarde l’évolution depuis quelques années des contenus mis en ligne (je ne parle pas là du Nesblog, mais de YT en général).
          Et (ce n’est que mon avis) pas toujours dans le bon sens.

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