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Les représentations des mondes arabes et de la religion musulmane dans le jeu vidéo ?

Les représentations des mondes arabes et de la religion musulmane dans le jeu vidéo ?

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Cycle de conférence enregistré du 2 au 4 mai 2014 lors du Stunfest.

Avec Nicolas Bourgeois, Wael Hadjmouldi, Mehdi Beltaïef, Antonin Congy et Yann Chauvière (mod).

Quelles sont la place et les représentations des mondes arabes et de la religion musulmane dans le jeu vidéo ?

 
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Commentaires (37)

  1. toubib38 mardi - 11 / 11 / 2014 Répondre

    Très intéressant, mais beaucoup trop d’imprécision historique sur les colonie, les croisades, la création des identités nationale au XVIIIe et XIXe siècle, les wisigoth, Charles Martel…
    Quitte a parler d’histoire, prenez du temps pour définir clairement une base historique sur et solide car si non les erreurs que vous faites décrédibilise votre propos, se qui est dommage car vos réflexions sont intéressante.

    • Antonin Congy mardi - 11 / 11 / 2014 Répondre

      Bonjour,

      effectivement au temps pour moi concernant les Wisigoths (qui se sont arrêtés en Espagne). Ce sont les Vandales qui se sont installés en Afrique du Nord.

      Merci pour la précision.

    • Nicolas Bourgeois lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

      Bonjour

      En effet l’exposé aurait gagné en profondeur si j’avais pu être plus précis et notamment donner un certain nombres de documents de références et sources au fur et à mesure… Le risque aurait été cependant d’alourdir encore mon intervention initiale qui s’éloignait déjà pas mal du jeu vidéo.

      A vrai dire, je ne pensais pas du tout partir sur un gros rappel historique ainsi, mais l’introduction initiale (au demeurant excellente) de Yann et Mehdi qui terminait avec la mention du 11 septembre m’a interpellé et j’ai voulu élargir un peu le spectre historique. Au risque parfois d’être un peu flou.

      Je ne puis que présenter mes excuses pour mes impécisions et inviter l’auditeur à les résoudre par un recours au sources.

      Par contre je ne pense pas avoir commis d’erreur factuelle dans mon propos (je réécoute la vidéo pour vérifier)

      • Nicolas Bourgeois lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

        Je me permets de donner quelques références simples pour servir de points de départ à ceux qui voudraient creuser tel ou tel point ou vérifier/approfondir les éléments que je n’ai fait qu’ébaucher :

        – Maurice Lombard, L’Islam dans sa première grandeur
        – Patrick J Geary, Quand les Nations refont l’Histoire
        – Alain Corbin & co, 1515 et les grandes dates de l’histoire de France revisitées par les historiens d’aujourd’hui

        Mais sur le sujet plus spécifique abordé ici, je ne peux encore une fois qu’à renvoyer à Vit Sisler et plus généralement :

        http://www.digitalislam.eu/

        Je précise que les points de vue de ces ouvrages et surtout de ce site sont plus variés que les miens et que je n’en endosse pas la responsabilité.

        • toubib38 mardi - 18 / 11 / 2014 Répondre

          Les flous et les erreurs ne sont pas flagrante, et je suis certainement un des rares qui les verra, déformation professionnel. D’ailleurs comme je le disait cela n’enlève rien à l’intérêt de la conférence, qui apparemment a été pas mal critiquer mais qui, moi m’a intéressé.
          Disons que par manque de temps vous allez parfois au plus simple dans vos exemple historique (je comprend ce n’est pas le propos de la conférence). Sur Charles Martel par exemple, vous dite que ce n’était en rien une confrontation majeur avec l’islam et qu’en quelque sorte il s’agit d’un non événement. Oui et non, en effet il ne s’agit pas d’une invasion a proprement parler ni d’un coup d’arrêt et la victoire du christianisme, cependant cette bataille et celle en Chine (je n’ai plus les date ni les lieux en tête), marque tout de même la fin de l’extension géographique de l’islam. De plus Charles Martel represnete l’élite militaire des francs, puisqu’il est a la tête de l’armée, alors que c’est la prérogative du roi, en réalité Charles Martel, alors maire du palais (sorte de premier ministre), fagocite le pouvoir royal pour son intérêt propre, et cette prise de contrôle de l’armée et sa victoire vont accroitre son assise et celle de sa famille, puisque son fils Pépain le bref deviendra roi des Francs.
          Il faut je crois voir toute les facette du problème et n’ont pas évacuer rapidement la question, même si encore une fois se n’était pas le propos de la conférence.

          • Nicolas Bourgeois mardi - 18 / 11 / 2014

            Alors effectivement le terme de non-évènement est peut-être mal choisi, étant donné qu’il marque en effet une étape importante de l’ascension des futurs carolingiens. On pourrait dire évènement qui est ‘évènement marginal au regard des relations Islam-Chrétienté’ ou ‘évènement largement surinterprété par les contemporains dans un objectif dynastique (comme les batailles ridicules de Louis VI par Suger) et reconstruit dans une perspective nationale à l’époque moderne’. Après, je ne dirai pas que ça marque autrement que par une coïncidence chronologique (ou plutôt disons que la relation de causalité est inversée) la fin de l’avancée de l’Islam qui est quand même liée à des dynamiques internes.

            En tout cas, même si j’avais envisagé cette perspective, en effet ça aurait été vraiment trop s’éloigner je le crains de rentrer autant dans le détail. D’où l’intérêt de cette discussion en fait ! Vous êtes médiéviste, par curiosité ?

  2. Fistouille mardi - 11 / 11 / 2014 Répondre

    Conférence intéressante, même si le thème initial a été très peu discuté au final. J’avais peur qu’elle tombe dans les clichés mais le panel large des conférenciers a permis d’éviter cet écueil. En particulier, les interventions d’Antonin Congy m’ont semblé pertinentes face au discours de Nicolas Bourgeois.

    • Bob mardi - 11 / 11 / 2014 Répondre

      Pas mieux, la conversation est très intéressante même si le sujet de départ est un peu éludé. Bien essayé en tout cas, fallait oser !

  3. freddy mardi - 11 / 11 / 2014 Répondre

    Assez juste malgré quelques incertitudes historiques…

    Un point essentiel aurait été d’étayer la discussion avec l’excellent livre « L’orientalisme » de Edward Said, sorti en 1980, et dont la nouvelle préface faite par l’auteur revient sur le fait que le 11 septembre a de nouveau confirmé les grandes lignes, domination culturelle, fantasme d’un pays qu’on ne connaît pas, et donc récupération politique… il ne me semble même pas avoir entendu le terme d’orientalisme, alors que c’est quand même ultra-relié ! Parole d’ancien étudiant de lettres qui avait un cours sur les Mille et une Nuit, également évoqué de manière bien trop vague ! Mais les exemples sur le jeu vidéo sont pertinents

    • Orthannos mercredi - 12 / 11 / 2014 Répondre

      Est-ce que tu étais par hasard à Lille 3 ? : D

      Sinon, conférence sympathique, mais comme d’habitude le thème annoncé est assez peu discuté !

      • freddy jeudi - 13 / 11 / 2014 Répondre

        tout à fait

        j’ajouterais que les blagues racistes peuvent être très marrantes, tout dépend le contexte, le ton… suffit de voir Dieudonné, mais du coup on s’éloigne du simplisme !

    • Nicolas Bourgeois lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

      Effectivement Eward Saïd serait une excellente contribution au débat.

      Quant à l’orientalisme dans les jeux vidéos, je renvoie également aux travaux de Vit Sisler qui l’a bien étudié.

  4. jambenbois mardi - 11 / 11 / 2014 Répondre

    J’ai pas trouvé ça très intéressant. Je parle pas du thème qui est très intéressant, mais de la façon dont il a été traité. Il fallait partir et parler du jeu vidéo.

    Pour ma part il n’y a que Wael Hadjmouldi qui en a vraiment parlé. Il est resté enfermé dans son discours car en face cela ne parlait pas de jeu vidéo. C’est plutôt dommage. Il faut vraiment essayer de construire les débats en amont car sinon ça part un peu dans tout les sens et le discours n’est plus audible.

    C’est le reproche que je fais un peu cette année. C’est trop de liberté dans la tournure des débats laissé aux participants. Certains débats sont bien construits mais trop de liberté tue l’intelligibilité du discours. Ce n’est que mon avis. Je trouve quand même que ce sont des participants de qualité et qu’un grand nombre de chose ont été dites. Mais j’ai du mal a faire le tri, remettre de l’ordre et hiérarchiser toutes les infos qui m’ont été balancé.

    Merci à vous pour ces débats. J’attend avec impatience les prochains.

    • Nicolas Bourgeois lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

      Merci pour votre commentaire.

      Je comprends tout à fait votre point de vue, on aurait gagné à structurer un peu plus (et notamment j’aurais pu m’épargner quelques digressions si j’avais eu un plan clair). Cependant je suis assez content du résultat et je ne suis pas sûr que le débat contradictoire aurait pu apparaître aussi clairement avec quelque chose de très structuré.

      On est plus ici dans le domaine du débat à proprement parler que dans celui de la conférence ; je trouve personnellement cela plus intéressant mais c’est une affaire de goût. Cela constitue moins une somme définitive sur la question qu’une invitation à l’auditeur à aller chercher des éléments externes !

      A choisir j’aurais surtout aimé qu’il nous reste plus de temps pour une plus forte participation du public, mais là c’est un peu la quadrature du cercle.

  5. William Birkin mercredi - 12 / 11 / 2014 Répondre

    Voila un petit billet à l’arrache, passez-moi les fautes et demeurons courtois.
    En ce qui me concerne, j’ai trouvais cette conf assez ennuyeuse. Je m’explique, je ne trouve pas que l’idée de produire des conf comme le fait Nes blogue soit une mauvaise idée, ni que les thématiques soient inintéressantes (au contraire, je les regarde toutes avec un intérêt réel) mais mon avis est que celle que je viens de voir est ratée.
    Je m’explique.Je suis étudiant en second cycle de théologie et, le milieu aidant, je me suis souvent posé la question, et me la pose toujours, des rapports entre jeux-video et théologie.
    Je laisse de coté l’aspect éminent gauchisant de l’essentiel des interventions car il etait, je crois, absolument inévitables de tomber dans des considérations politiques etant donné que les intervenants sont des universitaires (pour la plupart desquels le gauchisme est une sorte de culte, tantot mystique, tantot formaliste, selon l’esprit de chacun), et que le debat à été mené, volontairement ou non, de maniére à orienter le questionnement sur ce terrain.

    Ce que j’essais de dire c’est qu’il aurait été possible de traiter plus profondement de la question, ne pas s’égarer en science sociale et tomber en morale publique, en somme de demeurer en théologie. Il aurait fallu pour ça mener une reflexion sur ce que sont les éléments essentiels de la pensé islamique, son systéme de valeurs, son ordre de rationalité, c’est à dire qu’on le shématise et que l’on recherche, à des fins de comparaison, dans les jeux videos, les éléments cosmologiques qu’ils évoquent, on aurait pu ainsi obtenir sans doute des résultats tout à fait surprenant !

    Enfin il est vrai que mon ressenti vient essentiellement du fait que j’ai voulu, il y a quelque temps, mettre en place une émission web qui aurait mit en parralléle théologie et jeux-video et que j’ai du y renoncer, faute d’associés ayants des connaissances techniques suffisantes.

    Enfin bref, la conf aurait étée plus interréssante si on avait preté plus attention à ce qui fait, selon moi et contrairement à certain, l’essence d’un jeu : Son univers, ses lois, en bref ses elements paradigmatiques, qui conditionne tout et qui vous font passer d’une mécanique, d’un » jeu de l’oie avancé », à un univers méditatif propre à interroger.

    Voila en gros. Cela dit je tient à dire que le renouvellement de ces conferences est une bonne chose et que la plupart de ces derniéres sont très intéressantes.

    • onan jeudi - 13 / 11 / 2014 Répondre

      bonjour, je ne pense pas que le sujet se voulait être un précis de la religion musulmane ni de rentrer dans des considérations théologiques. C’était sensé être une question de représentation.

      Sinon, je suis très déçu de cette conférence. Ce n’est pas à cause des interventions, ni du format, ni même du hors sujet.
      Je pense que c’est le sujet même qui est mal choisi. Malgré un grand nombre de question que le sujet pose, c’est un sous sujet. Pas par son intérêt, mais bien par son appartenance à un sujet plus grand et je crois (j’avoue, je n’ai pas fait de recherches pour prouver quoique ce soit), non traité qui est la représentation du monde dans les jeux vidéo, ou plus précisément, y a t il une autre vision qu’américaine dans les représentation vidéo ludiques ?
      La particularité du monde arabo musulman n’est alors que d’être arabo musulman. Il n’y a pas de sujet particulier dans la conférence car il s’englobe dans une représentation à sens unique qui là est (à mon sens) le sujet, le problème même.

      Donc je pense qu’il n’y a pas de particularité de la représentation du monde arabo musulman dans le jeux vidéo. Je pense que la représentation du monde arabo musulman est un sujet en lui même qui se révèle aussi bien dans le jeux vidéo que dans d’autres formes d’expression.

      En conclusion je crois que le sujet sous traitre une problématique plus grande et beaucoup plus riche (visions, critiques etc.) et qui pour preuve, se fait vite éluder par les intervenants revenant sur la seule représentation sociale et un brin de théologie. Je vous conseille plutôt de voir l’émission d’arrêt sur image sur « les jeux vidéo de guerre, idéologie à sens unique ? »

      • ナイトメア lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

        Moui, c’était pas mal, trop concentré sur des hors-sujet, mais bon… comment faire autrement lorsqu’on parle d’un sujet pareil ?

        L’humour est un art. Il existe pour faire rire, et il existe différents mécanismes provoquant le rire, du grotesque au malaise y compris. Ce qui explique les différents styles d’humour, et le fait qu’on y adhère, ou non car chaque personne réagira différemment. Et voilà, pas la peine de perdre 2h sur le sujet. De rien ^^

        Dommage qu’on n’ait pas parlé de jeux comme Unearthed, créé par Semaphore (une boite d’Arabie Saoudite), et qui est une pompe de Uncharted mettant en scène un musulman chasseur de trésors. J’aurais voulu un avis d’expert à ce sujet, le jeu est-il bien accueilli dans sa communauté, sachant qu’il est soi-disant pas très fun à jouer. Est-ce que les musulmans préfère Unearthed à Uncharted ?

        D’ailleurs je pense qu’un musulman de France n’a aucun problème à apprécier le jeu vidéo occidental, pour en revenir à l’histoire du tir à l’arc. J’ai connu des musulmans qui fument et qui boivent à l’occasion, ça ne les empêche pas de pratiquer le reste avec ferveur !

        En revanche, ne devrait-on pas consulter ou engager dans une équipe de dev un musulman, ou une personne originaire d’une ethnie particulière (peu importe le pays) lorsque le jeu en question se base sur une terre étrangère ? Là tout est question de bon sens ! Imaginez Assassins Creed sans la phase de recherche sur le pays cible et sa culture. Mais le jeu serait une catastrophe !

        Au sujet du racisme anti-musulman dans le JV, existe-t-il un jeu qui soit concrètement d’un parti pris raciste ? Parce que je suis convaincu qu’il existe bcp de jeux occidentaux ou japs qui dépaignent les musulmans d’une façon simpliste, mais que surtout on peut être complètement inculte d’un pays ou culture, sans faire offense de façon délibérée. Les ennemis récurrents du JV étaient martiens, puis boches, puis punks, puis russes, puis robots, puis arabes, puis zombis, etc. mais ces ennemis n’ont jamais fait l’objet d’étude sérieuse en amont car il ne s’agissait que de représenter un mob grossier et facile à comprendre pour nous les occidentaux.

        Je pense que vous n’avez pas 100% raison lorsque vous dites que les devs n’ont pas le temps de faire des recherches. Le fait d’écrire un verset en arabe dans les chiottes sans savoir le contenu de la phrase c’est quand même gonflé. Par exemple, je ne me ferai jamais tatouer une phrase en étranger dont je ne comprend pas le sens. On est dans le même état d’esprit là. Si tu ne sais pas ce que ça veut dire, ne mets rien ; de plus, sur internet on peut facilement trouver des exemples de phrases en arabe ou japonais, coréen, etc. pour pouvoir les utiliser dans un jeu afin de construire une « ambiance » étrangère. Et là t’es à peu près sûr de n’avoir insulté personne.

        Donc le prétexte de ne pas avoir le temps, désolé… je ne valide pas.

        De façon générale, j’ai l’impression que l’on parle des musulmans comme d’une seule personnalité, alors que ces gens devraient être considérés comme tout le monde, c-à-d que chacun possède son niveau de croyance, son niveau de tolérance et d’adaptation à la vie moderne. Si les cathos étaient encore à rester vierge jusqu’au mariage, ils ne joueraient pas au JV si ? Pourtant beaucoup de cathos passent outre certaines règles sans problème, et ils jouent au JV aussi 🙂

        On est tous humains.

        • Nicolas Bourgeois lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

          Je suis globalement d’accord avec tous les points soulevés dans votre commentaire.

          Je ne pense pas qu’en dehors de quelques jeux très spécifiques (comme Muslim Massacre, évoqué dans la conférence) les jeux racistes soient des jeux avec une *intention* raciste.

          En revanche, je suis convaincu que les jeux comme Call of, pour n’en citer qu’un, véhiculent des représentations racistes, notamment :
          – parce que les équipes en sont imprégnées, ne serait-ce que par le milieu dans lequel elles évoluent
          – parce que les éditeurs ont une certaine conception de leur public et de ce qui peut « faire vendre »
          – parce que, surtout, beaucoup de choses passent inaperçues par manque de références culturelles (d’où l’intérêt d’avoir par exemple des membres de l’équipe issues de minorités stigmatisées) et surtout de capacité d’analyse sociale (d’où l’intérêt d’avoir une démarche d’analyse, de préférence appuyées par quelqu’un ayant des connaissances sociologiques)

          • Nicolas Bourgeois lundi - 17 / 11 / 2014

            (Ce commentaire était en réponse à ナイトメア)

      • Nicolas Bourgeois lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

        En effet, le sujet avait été abordé avant tout comme une question de représentations et nullement de théologie.

        Je suis aussi d’accord avec le fait que c’est un sous-sujet et que le problème des représentations sociales ou politiques véhiculées par le jeu vidéo est beaucoup plus large. Il y a plein d’autres questions : la société patriarcale et les problèmes de genre, la mobilisation des mythes, la société de classes occidentale, etc etc.

        Cependant, je reste convaincu que c’était une très bonne idée de l’aborder par le biais de la place spécifique du monde arabo-musulman (avec tous les problèmes de définition que cela pose et qui ont été bien soulignés d’entrée de jeu) parce que c’est quelque chose qui constitue un point d’entrée facile : le problème est facile à identifier, à ressentir (même s’il est compliqué à décortiqué) et il l’est effectivement par une communauté importante.

        Exactement comme l’angle d’attaque par les représentations de genre.

        • ナイトメア mardi - 18 / 11 / 2014 Répondre

          Merci, je suis d’accord avec votre point de vue. Je n’ai pas parlé de la série des Call Of car je n’y joue pas (donc je n’ai pas de pouvoir critique), mais oui, le public visé on le connaît et on ne peut rien y faire tant qu’il est inscrit le PEGI 18 sur la boîte.

          La direction du jeu peut se permettre des raccourcis ethniques, scénaristiques, mélanger un peu tout ça tout en apportant une vision réaliste de la chose, tant qu’ils ont leur patch sur la jaquette ils ont le droit (façon de parler). C’est au joueur adulte et bien-pensant de se dire : « ah ouais c’est un jeu vidéo donc les arabes ne sont pas tous terroristes en vrai ». Sauf que… sauf que la tension sociale entre les ethnies devrait forcer à calmer cette incitation à la haine, au lieu de l’attiser par du bullshit-gaming.

          A titre d’exemple, les russes n’ont pas de problèmes à se faire passer pour les méchants de films ou de jeux, car les tensions sociales n’existent plus, ils sont acceptés dans nos pays et donc la représentation du russe méchant n’a pas le même effet que l’arabe méchant.

        • onan mercredi - 19 / 11 / 2014 Répondre

          Je ne suis pas d’accord avec toi, Nicolas, quand tu dis que la question de la représentation est bien abordée avec l’attaque du monde arabo musulman.

          Pourquoi ?

          Parceque contrairement au genre (qu’on nie son existence ou non), on l’a en nous et c’est un sujet que l’on comprend. Nous, occidentaux français, héritiers d’une culture judéo chrétienne, sommes des ignares quand à la question du monde arabo musulman. Et de fait, je pense qu’on en dit beaucoup de conneries en retirant des éléments qui nous semblent pertinents alors que les gens qui font partie de ce monde n’en font pas sujet ou le prennent différemment.
          J’ai beaucoup de mal avec la religion musulmane, pas que je ne l’aime pas, mais je ne la comprend pas. J’ai quelques éléments dessus, en fait j’ai pas mal travaillé dessus, je connais quelques courants. Mais ce qui me perturbe est que dans la pratique du catholicisme, quand il y a un courant divergeant c’est une secte, car il y a une vrai hiérarchie et une église structurée. Même à moindre échelle, les protestants qui restent de toute façon une suite du dogme catholique. Toutes mes représentations de l’église se font par cette hiérarchie. Or, chez les musulman c’est beaucoup plus compliqué puisque tout ne marche que par interprétation et quel texte après le Coran on considère comme canon ou non (les haddiths). Un peu comme des testaments apocryphes sauf qu’il n’y a pas de bulle ou de concile pour trancher.

          Donc je vais retirer quelques points qui me semblent pertinents car « surprenants » pour ma vision à moi. A titre d’exemple, un des intervenant évoque l’interdiction d’écouter de la musique pour les ultra religieux. Moi je dis non, ce ne sont pas les ultras religieux qui n’écoutent pas la musiques. Ce sont ceux qui adhèrent à un haddith précis qui considère la musique comme un élément éloignant de dieu, je connais des ultras religieux, qui se sentent réellement portés par le Coran au quotidien et qui respectent ses préceptes qui sont beaucoup plus ouverts et offrent des analyses à partir du Coran.

          Tout ça pour dire quoi ? Je vais être un peu désagréable sans vouloir être méchant.

          On veut un monde égalitaire et respectueux. Donc on va avoir un regard bienveillant sur les victimes du moment. Là ce sont les arabes, donc dans les interventions et réflexions se tisse une sorte de candeur et de naïveté bienveillante (paternaliste même) que je ne trouve explicable que par un sentiment de culpabilité qu’en tant que blanc oriental on peut sentir.

          Donc non, sujet trop pointu pour être abordé comme ça.

          Après ça veut pas dire que c’était pas intéressant, et ce n’est pas un procès d’intention, mais il faut reconnaître les limites que j’ai ici présenté.

          • Nicolas Bourgeois mercredi - 19 / 11 / 2014

            @onan

            Je reçois ton argument et je reconnais qu’il est pertinent – et ne t’inquiète pas, je ne prends pas mal l’accusation de paternalisme bien que je vais tenter de la réfuter.

            Je pense que le problème de la représentation de l’islam et des populations arabes, perses, turques (car n’oublions pas que l’islam n’était pas le seul angle d’attaque de la conf), etc est loin de n’être qu’un problème pour les gens appartenant aux catégories susdites.

            De même que l’antisémitisme n’est pas un problème purement juif : bien que je ne connaisse pas beaucoup plus organiquement la religion juive que l’islam (sans doute encore moins, même), c’est avant tout parce que je sais bien reconnaître la signification politique globale des projets antisémites et antimusulmans que je lutte contre. Je suis (et c’est sans doute regrettable) beaucoup moins investi sur des tas de tragédies dans le monde qui me touchent bien moins directement.

            Je ne me sens pas coupable pour ce qu’a fait l’état colonial français, ni même pour ce qu’il continue à faire – c’est pas comme s’il me demandait mon avis. Ce n’est pas tellement une question de prétendre comprendre en profondeur les catégories mentales des musulmans, en général ou certains en particulier. Ce qu’ils croient, quelque part, les regarde eux et à la limite je me foutrais complètement de ce que pensent les Pentecôtistes s’ils n’avaient aucune influence sur le Congrès. Là avec la représentation qu’en donne le jv ou tout autre média, c’est quelle société sommes-nous en train de construire qui est mis en question.

            D’ailleurs, je ne veux absolument pas dire que l’islam politique (ou même les partis nationalistes émergeant d’anciennes colonies) ne peuvent pas être à leur tour des ennemis politiques redoutables. On se souvient de ce qui s’est passé en Iran après la révolution ou en Irak sous la dictature du parti Baas pour les mouvements progressistes.

            Mais là, en France, en 2014, ça n’a pas de sens de raisonner de la sorte. Ces mouvements ne sont absolument pas une menace pour moi, et en revanche je vois bien comment la mayonnaise qu’on monte sur leur dos va non seulement leur mais aussi m’exploser à la figure. La déconstruction du préjugé racio-religieux (avec ce qu’il entraîne comme divisions sociales) c’est une nécessité égoïste, pour moi et pour tous ceux qui se font englober dans cet ennemi intérieur qu’on est en train de nous fourguer.

          • onan jeudi - 20 / 11 / 2014

            @Nicolas

            Je te rejoins dans la nécessité de la déconstruction des préjugés.

            Mais je me permet d’insister sur ce que j’ai appelé un « sous-sujet » (peut être pas le terme le plus à propos mais j’ai la flemme de me creuser la tête) car à mon sens c’est un point crucial qui se doit d’être souligné.

            On fait sujet en en parlant. Et je trouve que la problématique se crée après sa médiatisation. La xénophobie, le racisme est une conséquence qui trouve ses racines plus en amont.
            Or, à souligner un des symptômes on l’aggrave à mon sens. Pour rester sur l’insécurité venant de l’immigration, c’est une problématique inventée lors de la campagne de Chirac en 2002 car Jospin avait un bilan réputé positif. Par la suite on nous a servi l’Islam radical.
            Le problème est apparu après sa médiatisation, c’est pour moi tout le problème.

            J’essaye d’insister sur ce point souvent car quand on combat les préjugés, il faut pour moi s’attaquer à la source et souligner les responsabilités de chacun, nous y compris.

            Donc les travaux de réflexion dans lequel cette conférence et nos commentaires s’inscrivent se doivent de prendre conscience de ce problème.

            Attaquer la représentation avec l’angle de la conf’ est donc une erreur et continue à considérer que le monde arabo musulman est UN problème alors que pour moi il n’est qu’un des nombreux symptômes.

            J’ai l’impression d’ailleurs d’être un peu pénible à revenir toujours dessus mais je crois que le travail de réflexion que fait le nesblog est super intéressant avec ces cycles de conférence. Le jeux vidéo, pour moi, avant d’être un loisir est un média, pousser les réflexions comme ils le font est salutaire.
            Cependant, s’inscrivant dans la réflexion il faut aussi souligner ce qui pour est dommageable dans le paysage intellectuel français.

            J’espère ne pas avoir fait trop de redite.

          • Nicolas Bourgeois jeudi - 20 / 11 / 2014

            [ce commentaire est en réponse à celui du 20 d’onan, puisque l’interface du site ne me permet pas d’y répondre directement. désolé pour la confusion de lecture]

            C’est un problème de portée assez générale que tu soulèves : la-plupart des problèmes évoqués par les médias sont des problèmes fabriqués à un moment donné, et la question se pose de les refuser ou de s’en emparer pour faire passer ses idées.

            Le cas typique d’un tel problème c’est l’élection. Que ce soit Hollande ou Sarkozy qui soit élu, l’idée reste avant tout de faire croire que le pouvoir est en jeu et donc de divertir la demande de démocratie en rituel électoral vidé de substance.

            Tu m’accorderas que le racisme, l’immigration sont des problèmes en réalité fabriqués de longue date de façon en partie délibérée (diviser pour régner) en partie opportuniste. Et je t’accorderai volontiers c’est un débat qui dès sa formulation initiale est pourri ; la question de l’islam étant encore pire puisqu’elle a porté la destruction jusqu’au sein de l’extrême gauche (qui n’avait déjà pas besoin de ça). Et qu’on ne les fera pas disparaître du jour au lendemain en les ignorant.

            Donc oui, c’est un symptôme, mais presque tous les sujets sont au fond des symptômes de la lutte des classes et on ne va pas pouvoir pour autant transformer tous les sujets en réflexions sur la lutte des classes, ne serait-ce que parce qu’il faudrait de base deux heures pour convaincre de la légitimité de ce problème comme racine de celui qui, en particulier, a fait venir les gens. Quand je vois déjà combien là on est critiqués pour le hors sujet.

            Je ne dis pas qu’il faut se jeter sur toutes les fois où on a un micro à portée de main, loin de là, mais je pense que là on un a un angle où il est quand même possible d’aborder des points intéressants, ne serait-ce que la déconstruction du problème. Ne serait-ce que parce que le spectateur, qui sera de toute façon confronté par la suite des centaines de fois à ce même problème, aura des billes pour en sortir.

  6. ORx mercredi - 12 / 11 / 2014 Répondre

    Autant le dire tout de suite, j’ai lâché au bout de 24 minutes. L’ennui sans doute, mais surtout un débat qui s’éloigne de son sujet : le jeu-vidéo. Il y a aussi ce battage incessant autour de l’Islam, parfaitement relou. Dès que le mot « musulman » est sorti dans une phrase, peut importe le pedigree de la personne ou de ‘intervenant, mes oreilles sifflent.

    Je ne sais pas si des gens dans le public ou sur le plateau on fait la remarque, mais plus de monde arabe et de religion musulmane dans les studios feront ils de bons jeux? A n’en point douter oui, et la série d’excellents titres sortis par des studios maghrébins ou ouïgours, feront face à des avalanches de caca triple AAA, comme partout chez nous.
    La représentativité est une fausse question, limite un piège. Un jeu pourra montrer tous les peuples de la Terre, qu’il sera peut être une saloperie en terme de gameplay et d’histoire.

    Comme l’a dit William Birkin un peu plus haut : « Il aurait fallu pour ça mener une réflexion sur ce que sont les éléments essentiels de la pensé islamique {…} on aurait pu ainsi obtenir sans doute des résultats tout à fait surprenant ! »

    Sinon continuez le bon boulot, on se voit au prochain Stunfest!

  7. Goyokin samedi - 15 / 11 / 2014 Répondre

    Je n’ai pas relancé cette conférence parce que je m’en souviens très bien!
    A la fin, j’avais été voir Wael Hadjmouldi et l’avait remercié d’avoir répondu à la question (même s’il l’avait fait en 5 minutes et que du coup, le reste de la conf’ s’était embourbé dans des idées qui n’avaient plus trop de rapport avec le jeu vidéo).

    Clairement, la seule « idéologie » des studios est capitaliste. A partir du moment où on admet ça, preuves à l’appui, on reconnait que les jeux vidéo n’ont pas d’idées sur la question. Il ne suivent que des tendances et se dirigent vers les plus vendeuses. L’exemple de Tekken l’illustre très bien ainsi que les remarques sur les facilités de production de niveaux se passant dans le désert avec des mecs portant des keffiehs.

    Du coup, je m’étais dit que mettre en avant des jeux indé (plus d’idéologie, moins de contingences éco) qui prennent position contre les idées véhiculées par les médias etc etc aurait été autrement plus intéressant à mon humble avis. Mais ça ne restait/reste que mon avis.

    Après, j’avais été interloquée par l’intervention de CDV sur les blagues…le stéréotype de l’arabe « voleur » ne m’a jamais – mais alors jamais – semblé arbitraire. Je n’ai pas de mal à m’imaginer un arabe voleur, parce que je n’ai pas de mal à me dire que l’occident les traite comme de la merde et que les mecs n’ont rien, ce qui les pousse donc, très légitimement (et j’insiste sur ce mot) au vol.

    Après, je n’ai pas non plus de mal à imaginer (parce que j’en vois aussi) des arabes, ou n’importe quel étranger en fait, trouvant le moyen de s’insérer dans notre société…mais comme je la trouve pourrie, j’admets que j’ai plus de respect pour les voleurs, toutes nationalités confondues (cette déclaration exclue évidemment les politiciens…). Notons d’ailleurs que, si quelqu’un se sent victimisé parce qu’associé à un stéréotype dans lequel il ne se reconnait pas, le voleur, lui, n’est pas une victime. C’est quelqu’un qui prend ce dont il a besoin et qui ne va pas attendre d’une tierce personne (ou d’un système d’ailleurs) qu’elle le lui donne.

    Après, ces blagues là ne me font pas forcément rire mais, les rares fois où j’en entends (vu qu’en ma présence, les « gens » préfèrent faire des blagues sexistes) je me dis que, maintenant que nous sommes (presque) tous pauvres, ceux qui l’étaient avant nous sont beaucoup plus adaptés à la survie et que c’est eux qui riront sans doute dans un avenir proche. Et j’en suis ravie…mais là, je digresse vraiment beaucoup!

    En tous cas, franchement, j’avais aussi trouvé les interventions de Wael Hadjmouldi passionnantes (et drôles!) lors de la conférence sur l’équilibrage donc, si des nesblogueux lisent ceci, réinvitez-le l’année prochaine s’il vous plait. : )

  8. Hubert Robert samedi - 15 / 11 / 2014 Répondre

    Je constate que cette chronique est accueillie très fraîchement. Le thème, sans doute, et tous les fantasmes qu’il véhicule traditionnellement semblent en être la cause. Pas mal de gens veulent marquer leur réflexion du sceau de l’évidence et considèrent rarement que leur point de vue sur un sujet est le fruit d’une mode, d’une culture ou d’une époque, et, à ce titre, je trouve vraiment très intéressante cette mise en perspective et courageux d’avoir pris le risque de perdre en route ceux qui réclament du lol à tout crin par le choix d’un tel sujet.

    C’était sans doute imparfait, et le format d’une chronique est sans doute plus adapté à exposer un tel sujet de manière exhaustive et pédagogique, mais cette tentative vous fait honneur.

    Bye.

  9. MicDeSh1t dimanche - 16 / 11 / 2014 Répondre

    si vous pouviez faire un petit effort pour regler les mec c’est chiant les bruit de votre bouche quand vous parle surtout cdv…

  10. MicDeSh1t dimanche - 16 / 11 / 2014 Répondre

    si vous pouviez faire un petit effort pour regler les mic c’est chiant les bruit de votre bouche quand vous parlez surtout cdv…

  11. Apopo dimanche - 16 / 11 / 2014 Répondre

    mais quel propagande.. On est tous d’accord sur le sujet dont on débat, l’espèce de connard de gauchiste du milieu est une vrai caricature de l’étudiant au npa qui vient de finir d’écrire sa thèse nauséabonde , enfin bref pas digne du nesblog tout ça

    • Coucouche panier lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

      Alors que ta prose percluse de fautes va certainement le grandir. Il suffit de te lire pour comprendre qui fait baisser le Qi moyen, par ici.

  12. Athome dimanche - 16 / 11 / 2014 Répondre

    @ apopo : quand vous critiquez quelqu’un (et vous avez le droit de le faire) si vous le traitez de connard (gauchiste) parce qu’il exprime des idées différentes des vôtres (où qu’il les exprime mal), vous sentez vous digne ? On ne doit pas avoir la même définition de la dignité.

    • William Birkin lundi - 17 / 11 / 2014 Répondre

      Il est vrai que le traiter de connard n’est pas tres malin. Vous croyez vraiment que s’il lit ce com, il va se dire : » ha oui, tres juste, vous m’avez convaincu, je suis un authentique connard » ! Vous perdez votre temps à insulter les gens. En ce qui me concerne je suis pour la totale liberté d’expression et je pense qu’il est de votre droit de dire de quelqu’un que c’est un connard. En ce qui me concerne, je pense que cette liberté d’expression est sacré, à ce titre il convient de ne pas être sacrilège vis-avis de ce droit, si vous me permettez. Et troller comme vous semblez vouloir le faire est justement la salir.
      Cet homme pense d’une façon ridicule et désuète (marxisto-yeye dans la bonne tradition hippie) certes, mais c’est son droit. Le problème n’est pas là.Le problème c’est que ces interventions n’étaient pas pertinentes, le sujet aurait dû être, comme je l’ai écrit plus haut, traité autrement.
      Il serait bon, je vous l’accorde, que nesblog finisse par inviter un reac. Quand je dis reac je ne parle pas d’un libéral avec lesquels les gens de droite ne partagent rien.
      En vérité les libéraux et les gauchistes ont la même vision du monde (mais ils ne se positionnent pas pareil, les libéraux défendant des intérêts de leur soi-disant classe sociale, ce qui rend d’ailleurs, pour moi, ces derniers plus méprisables encore que leurs homologues chevelues). Enfin un peu d’air frais et de pluralité pourrait faire du bien si on voulait aborder des sujets politiques. Le mieux encore serait de ne pas en parler, et je crois qu’ici il était possible de ne pas le faire.
      Merci les gens

  13. Oncle gabi mardi - 18 / 11 / 2014 Répondre

    Très bonne émission, mais un peu hors-sujet par moments je trouve…Il aurait fallu rester un peu plus longtemps sur le Jeu Vidéo.

  14. RJamon de la vega samedi - 22 / 11 / 2014 Répondre

    Commentaire sur une idée évoquée au début de la conférence : « le jeu vidéo n’est pas le meilleur média/ un média adapté pour raconter une histoire ».

    En réaction simple à ce présupposé j’aimerai apporter un contre-exemple, celui de la saga des Legacy Of Kain : Soul reaver.

    Si on s’interroge sur la substance du jeu, on peut le considérer comme un jeu narratif. Ce dernier se compose principalement d’énigmes et de combats aux mécaniques simples (mais efficaces) qui ne sont présentes que pour occuper le joueur entre deux cinématiques.

    Le joueur explore l’environnement et réalise les actions attendues par le jeu dans le simple but suivant : obtenir un élément narratif supplémentaire, une cinématique, un document texte ou une image dévoilant des nouveautés sur l’histoire scénaristique de cet univers.

    Même si l’on peut envisager que les éléments narratifs font plutôt office de récompense pour le joueur du fait qu’il est résolu l’énigme, atteint sa destination ou vaincu l’ennemi il n’en reste pas moins que le scénario reste le contenu principal puisqu’il va jusqu’à se décliner en différentes couches, proposant une intrigue principale et des intrigues secondaires.

    Peut-on retenir un joueur sur un jeu avec des combats qui se jouent avec trois coups et une IA qui même en surnombre nous affronte en un contre un? Peut-on le conserver en jeu avec des séquences de puzzle-plateforme que l’on peut contrecarrer en cinq minutes? Maintenant peut-on y arriver en entrecoupant ces sobres actions par des petits bouts de papier déchirés racontant une histoire captivante et dont la suite ne sera disponible au joueur que s’il réalise une petite chaîne d’actions faciles mais peu motivantes en elles-même?

    Pour y avoir jouer et en voyant l’engouement des fans de la saga qui ont pu abattre des mois de travail pour reconstituer le fil narratif sous forme de frise chronologique, je dirais que oui.

    Le premier opus de Soul Reaver sur PS1 offre même une fin inachevée (pour des raisons de délais de développement) où le grand méchant n’est pas vaincu mais prend la fuite et où le héros part à sa poursuite vers un grand inconnu. L’écran de fin de jeu se ponctue ainsi par un terrible « A SUIVRE » qui ne trouvera son dénouement que dans les opus suivants.

    Cette logique narrative peut être rapproché de celle d’un livre et le jeu s’offre à nous comme un livre numérique qui, pour pouvoir tourner la page vers plus de contenu, nous demande de réussir un mini-jeu.

    N’est-ce pas là une œuvre originale qui aura habillement su emprunté ou allié les logiques propres à ces deux formats que sont le jeu vidéo (l’interaction avec un univers virtuel) et le livre (la narration) pour offrir une expérience plaisante au joueur, ou, un système commercia

  15. RJamon de la vega samedi - 22 / 11 / 2014 Répondre

    Commentaire sur une idée évoquée au début de la conférence : « le jeu vidéo n’est pas le meilleur média/ un média adapté pour raconter une histoire ».

    En réaction simple à ce présupposé j’aimerai apporter un contre-exemple, celui de la saga des Legacy Of Kain : Soul reaver.

    Si on s’interroge sur la substance du jeu, on peut le considérer comme un jeu narratif. Ce dernier se compose principalement d’énigmes et de combats aux mécaniques simples (mais efficaces) qui ne sont présentes que pour occuper le joueur entre deux cinématiques.

    Le joueur explore l’environnement et réalise les actions attendues par le jeu dans le simple but suivant : obtenir un élément narratif supplémentaire, une cinématique, un document texte ou une image dévoilant des nouveautés sur l’histoire scénaristique de cet univers.

    Même si l’on peut envisager que les éléments narratifs font plutôt office de récompense pour le joueur du fait qu’il est résolu l’énigme, atteint sa destination ou vaincu l’ennemi il n’en reste pas moins que le scénario reste le contenu principal puisqu’il va jusqu’à se décliner en différentes couches, proposant une intrigue principale et des intrigues secondaires.

    Peut-on retenir un joueur sur un jeu avec des combats qui se jouent avec trois coups et une IA qui même en surnombre nous affronte en un contre un? Peut-on le conserver en jeu avec des séquences de puzzle-plateforme que l’on peut contrecarrer en cinq minutes? Maintenant peut-on y arriver en entrecoupant ces sobres actions par des petits bouts de papier déchirés racontant une histoire captivante et dont la suite ne sera disponible au joueur que s’il réalise une petite chaîne d’actions faciles mais peu motivantes en elles-même?

    Pour y avoir jouer et en voyant l’engouement des fans de la saga qui ont pu abattre des mois de travail pour reconstituer le fil narratif sous forme de frise chronologique, je dirais que oui.

    Le premier opus de Soul Reaver sur PS1 offre même une fin inachevée (pour des raisons de délais de développement) où le grand méchant n’est pas vaincu mais prend la fuite et où le héros part à sa poursuite vers un grand inconnu. L’écran de fin de jeu se ponctue ainsi par un terrible « A SUIVRE » qui ne trouvera son dénouement que dans les opus suivants.

    Cette logique narrative peut être rapproché de celle d’un livre et le jeu s’offre à nous comme un livre numérique qui, pour pouvoir tourner la page vers plus de contenu, nous demande de réussir un mini-jeu.

    N’est-ce pas là une œuvre originale qui aura habillement su emprunté ou allié les logiques propres à ces deux formats que sont le jeu vidéo (l’interaction avec un univers virtuel) et le livre (la narration) pour offrir une expérience plaisante au joueur, ou au moins, un système commercial facilitant la vente des productions à venir sous ce même label?

    Toutes considérations à part, il me semble que cette saga des Legacy of Kain est un cas à prendre en compte pour interroger la capacité du jeu vidéo à narrer une histoire, voir même à interroger un niveau supplémentaire du lien entre jeu vidéo et littérature : celui de la fusion.

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