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L’homme qui faisait claquer les veines du derche

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En cette période de guerre et de conflits latents, il est de circonstance de rendre hommage à un personnage haut en couleur, dont la subtilité et la douceur candide n’ont d’égales que son aptitude au maniement du Lanzor® : je parle ici du légendaire Marcus Fenix, notre Vin Diesel vidéoludique, qui renaît majestueusement de ses cendres à coup de tronçonneuse dans les gencives à chaque nouvel épisode de la saga (j’ai presque envie de parler de fresque) des Gears of war.

Rappelons brièvement que les Gears of war sont une série de jeu vidéo d’action à grand spectacle développé par Epic Games et utilisant la v3 de l’UnrealEngine qui a popularisé le style des third-person shooters. Cette série a remporté un grand succès et a sans doute contribué à diminuer durablement de quelques points le QI de la population mondiale.

Mais revenons à notre principal protagoniste, sujet de cette chronique.
Déjà, comment vous décrire physiquement notre ami Marcus ? Vous voyez Coeur de Vandale ? Eh bien dites vous que Marcus Fenix c’est un peu l’antonyme de Coeur de Vandale. Une rugosité et une âpreté dans le physique qui se retrouve également dans les traits de caractère, ce farouche marine du futur ayant une forte propension à la violence et faisant souvent preuve d’une certaine aridité dans ses rapports avec ses congénères ; cette austérité dans le tempérament est heureusement mâtinée d’humanité (c’est quand même un gentil) mais d’une humanité qui sait se faire discrète on va dire. Ce personnage s’impose peu à peu au cours de la saga et devient vite extrêmement attachant par son charisme, sa beaufitude profonde et son doublage percutant (le doubleur de Pacino !). Pour mon illustration, j’ai préféré le noyer dans le décor, un portrait en gros plan aurait sûrement contribué à corrompre définitivement la maquette du nesblog, déjà fragilisée par l’écran de Chasm Spasm.

Si la direction artistique des Gears of war n’est pas sans susciter la controverse (mon ami Charlie YK parlait de préférer s’ouvrir le gland à coup de cutter plutôt que d’y jouer), elle n’en impose pas moins ; Ce mélange particulier de sf beauf, de décors délabrés bigger than life et ce design quasi cartoonesque des héros m’a également rebuté au premier abord. Une fois sur place j’ai envie de dire, on en prend plein le nerf optique, comme si on rentrait dans l’univers mental d’un ado attardé, avec des moments d’anthologie, comme le passage à l’intérieur du ver géant dans Gow 2, la visite du labo désaffecté dans Gow 1, le raid final dans l’antre des Locustes, etc…

Parlons du scénario. Dans le futur il y a des aliens qui sortent de terre et il faut leur péter la gueule. Voilà.

Le débat subsiste toujours de savoir si les scénars des Gears of war ont volontairement été écrit au deuxième degré, comme un nanard assumé et décomplexé ou alors tout simplement par un soutier légèrement demeuré du jeu vidéo, sorte de Michael Bay en encore plus beauf, persuadé d’écrire une oeuvre magistrale capable de rivaliser avec des blockbusters de SF ; je penche pour la deuxième hypothèse chaque fois que je lis une interview de Cliff Bleszinsky, le concepteur de la série ; ce dernier essaie de nous faire croire dans son blog qu’il lit des bouquins mais je pense que c’est un fake d’Epic Games.
Malgré tout le jeu réussit à créer une alchimie qui fonctionne étonnamment, mais peut être pas dans le sens voulu par les créateurs ; apprêtez vous à vous payer de véritables barres de rire face à certaines lignes de dialogue, car le truculent Marcus mènera pendant toute son aventure une escouade de soldats (les Gears donc) qui ne sont pas en reste niveau envolées lyriques. On reste parfois sidéré par certaines répliques dignes de l’école Europa Corp., abasourdi par l’audace sémantique des dialoguistes…Je n’en dirai pas plus mais sachez que la citation en préambule n’est qu’un avant-goût, d’autant que les dialogues sont le plus souvent en temps réel, renforçant l’immersion nanarde.

Toujours est-il que très réticent au départ, j’ai été finalement émerveillé par les Gears of war et leur sens de la mise en scène démesuré, je suis resté électrisé par le gameplay jouissif et pas si bourrin que ça, estomaqué par la débilité foutraque des dialogues et ravi par l’humour (involontaire?) de l’ensemble. Véritable déclaration de guerre à ceux qui voudrait faire du jeu vidéo un art, cet ovni vidéoludique prouve que parfois, plus c’est con, meilleur c’est !

Je n’ai toujours pas joué au dernier, j’espère qu’il sera à la hauteur des mes attentes nanardesques.

bises à tous (n’hésitez pas à partager vos meilleurs moments/répliques de la saga dans les comms!)

Publié par Oncle Gabi.

 

 
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Commentaires (12)

  1. bart Lundi - 22 / 10 / 2012 Répondre

    Alors autant j’ai trouvé les personnages nanardesques et attachants (le black reste mon préféré dans le genre, un champion de l’équivalent futuriste du football américain, plus cliché y’a pas). Mais pour ce qui est es dialogues de film d’action beauf et pour la bourrinitude totale, j’ai trouvé largement mieux que Gears of War: Bulletstorm.

    Et sinon, ce qui écrit l’histoire de Gears of War, plus que le scenar, ce sont les persos…

  2. jeankevin1er Lundi - 22 / 10 / 2012 Répondre

    Le 1er gears of war, acte III-6 :
    - T’as entendu ? C’est quoi ce bruit bordel ?
    - Un courant d’air.
    - C’est ça. Un courant d’air qui dit « je vais vous buter » ?
    - Uh… c’est pas des drônes
    - Ah merde. Des soldats d’élite
    - C’est des gardes Theron
    - Tu crois qu’ils ont capté ce qu’on fait ?
    - Ben on n’a pas l’air de majorettes. Et ils sont pas débiles.

    cf. la vidéo suivante à partir d’une minute 20 secondes environ :
    http://www.youtube.com/watch?v=JBAKTpoZl18&feature=channel&list=UL

    C’est beau, on dirait du veau !

  3. G Lundi - 22 / 10 / 2012 Répondre

    Rôh t’es con, tu m’as donné envie d’y jouer!… Car oui j’avais évité la vague jusqu’ici.
    Fort joli texte (et illustration) en tous cas. Merci tonton

  4. Oxyd Lundi - 22 / 10 / 2012 Répondre

    Superbe illu Maestro.

  5. cendrieR Lundi - 22 / 10 / 2012 Répondre

    Les répliques dans le niveau des intestins sont assez efficaces. J’aimais bien une des dernières, juste quand ils sortent, ou quand ils entrent, je ne me rappelle plus trop, et on ne va pas malmener ces beaux dialogues.
    Dans ce niveau on trouvera par exemple :
    « Bon, on va lui tailler le cul pour sortir !
    - Nan, faut d’abord le tuer… »

  6. David Lundi - 22 / 10 / 2012 Répondre

    Tsais quoi, j’allais partir sur un truc super agressif, comme quoi t’étais une baltringue de t’excuser autant pour avoir aimé gears of war, et que merde fallait arrêter d’être trop coincé, et que putain a force de vouloir faire du jeu un art vous en oubliez que sa peut aussi être un truc léger, tranquille, détendu du gland, j allais même user de mot tel que hipster, rive gauche ou nazi mais bon…
    je mollis…en plus c’est con le jeu c’est déjà un art (vous vous rendez compte que je suis quand même discrètement obligé de vous prouver , du plat du pied, que je fais partit de votre gang parce que sinon je sais que ce commentaire aurai été tchipé direct!) du coup voila, mais faites gaffe quand même, tombez pas trop la tétonnade…

  7. Oncle Gabi Mardi - 23 / 10 / 2012 Répondre

    Bart > Oui Bulletstorm c’est aussi signé Cliffou, un gage de qualité.

    Jeankevin1er, Cendrier > Le top ça serait de compiler de compiler en une vidéo sur youtube toutes les répliques cultes de la saga…

    G, Oxyd > Merci !

    David > Mais je suis carrément d’accord avec toi ; c’est ce que laissais entendre dans la chronique : un jeu n’a pas besoin d’être « artistique » pour être bon, il doit avant tout être ludique.

  8. Ecervele Mercredi - 24 / 10 / 2012 Répondre

    Je n’ai joué qu’au premier en vo sur PC (je n’ai pas de de boite X) et j’avoue que la narnardiesse et la baufitude des persos étaient sublimées par la langue de Shakespeare…
    La vf est un peu comme le titre… Elle fait mal aux fesses…

    Et puis le bourrinisme absolu du type participe à son charme, la tactique du « TOUT DROUAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaa….. » qui n’est pas celle la plus usitée pas les groupes d’intervention de ce genre, permet de mettre en exergue l’absurdité de l’histoire.

    Mais bon en un mot comme en cent… Ce jeu déchire des poneys…

  9. legrandxav Mercredi - 24 / 10 / 2012 Répondre

    Le troisième est vraiment bien et certains dialogues sont aussi croustillant.

    Il joue aussi beaucoup sur les clichés:
    -Tantôt en les suivant ( SPOILER: la mort de Dom et tout ce qui précède est quand même super cliché)
    -Tantôt en allant a l’inverse (SPOILER: Baird qui commence la typique séquence « on est proche de la mort donc je déclare ma flamme » sauf que non en fait il aime pas la fille en question…)

  10. Oncle Gabi Jeudi - 25 / 10 / 2012 Répondre

    Ecervelé > Ahhh moi j’ai beaucoup aimé la vf, faudrait que je tente la vo aussi….

    Legrandxav > Ca me donne envie tout ça….

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