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The Protomen

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Il y a des groupes de musique et des artistes qui s’inspirent de musique de jeux vidéo, les reprenant à leur sauce (Flying Penguins, Powerglove, SongeLeReveur, etc). Mais parfois, cela va plus
loin…

The Protomen est un groupe américain créé en 2003 de rock varié, allant du hard à l’opéra. Leurs musiques s’inspirent, bien évidemment de la série des Megaman, particulièrement
les 6 premiers opus (ceux sortis du Nes en somme). Mais le gros intérêt de leur travail réside dans le fait que chaque disque conte une histoire complète, là encore inspirée par les Megaman, mais
allant bien plus loin que ce que Capcom a jamais écrit pour cette série.

 

Le premier CD « Act I – The Protomen » introduit une cité dystopique sous le joug d’un Wily infernal, où règne la terreur, mais où le Dr. Light créé une machine invincible: Protoman. Mais celui-ci
sera détruit, et Dr. Light créera Megaman, qu’il tentera de ne pas entrainer dans la bataille. Le CD finit sur la confrontation entre Protoman et Megaman, dans une bataille apocalyptique.

 

Si cette histoire vous rappelle Megaman 3, c’est normal, elle en est très inspirée. Mais les paroles choisies, les thèmes abordés et la violence de l’action décrite va bien au delà de ce que
Capcom a créé, prenant un ton bien plus grave, bien plus adulte pour cette histoire à la base enfantine.

 

Mais ce qui va nous intéresser tout particulièrement, c’est le second CD: « Act II – The Father of Death », qui fait office de préquelle au premier CD. Avant les batailles, avant Protoman, ce qui
oppose Wily et Light.

The Father of Death décrit un Dr Light cherchant à vaincre la mort, à créer les mains de fer afin que l’homme n’ait plus jamais à mourir à la tache, à donner sa vie pour un travail. Mais plutôt
que de vous spoil, peut-être aimerez-vous écouter:

 

 

 

Les thèmes abordés sont assez poussés, car Wily veut quand à lui créer des robots qu’il dirigerait, afin de prendre sa revenge sur le monde, de tout ce qu’il a donné pour la recherche. Light a
une volonté pourtant plus noble qui le motive : « I only want to help. »

La suite de l’album apporte de nouvelles choses, de nouveaux thèmes abordés. Light a créé son prototype, mais l’a armé… A t-il raison d’agir ainsi ? Est-ce la bonne voie pour arrêter la folie
des hommes ? Sera t-il, en fin de compte, « the Father of Death » ?

Tout pourrait marcher, tout pourrait réussir ainsi, à créer ces homme d’acier qui existerait pour servir et accomplir les taches des hommes. Mais cela serait sans compter sur Wily. Et Emily, la
femme pour qui Light fait tout cela.

 

 

 

Le disque a un goût des années 80, avec des chanteurs donnant tout ce qu’ils ont, chantant comme si leur vie en dépendait (surtout sur « Light Up The Night » ou même la
mélodie rappelle les années 80), mais c’est tellement classe et épique que ça vaut le coup. Je vous invite à découvrir toute leur discographie, ils ont même refait leur premier CD en version
8-bit. Vous ne verrez plus le Blue Bomber comme avant. 

Et comme chantait Blair: « Toi l’artiste qui découpera dans la pierre ma silhouette hardie de Dieu antique, prends exemple sur le petit chien débonaire sur les paquets de
Chocapic. »

Rayas 

 

 
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Commentaires (1)

  1. Swan Samedi - 15 / 06 / 2013 Répondre

    Je suis très agréablement surpris de tomber sur un billet en français évoquant The Protomen, je pensais ce ( Grand ) groupe totalement inconnu par chez nous, m’ enfin je pense que l’on reste qu’une toute petite poignée à avoir eu la chance et le bonheur de découvrir ce groupe et c’est bien dommage leur travail est vraiment excellent et cet Act II : Father Of Death est un pur régal, ça dégouline les 80′s de partout et perso j’adore ça !

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